Résumé — Chapitre 3 : Bienvenue sur Inaüteya
À bord du Valkyrie, vaisseau impeccable aux antipodes du Rusty Bucket, Jax peine à trouver sa place — aussi bien face à la technologie qu’à Sandra, dont le sang-froid et l’efficacité mettent à mal ses tentatives maladroites de séduction. Pendant ce temps, Dezneuf et Bzz observent, chacun à leur manière, cette nouvelle dynamique d’équipe, tandis que Capitaine distille ses remarques énigmatiques.
Après trois jours de voyage, Inaüteya apparaît : une planète aussi sublime que menaçante, recouverte d’une jungle dense et vivante. À peine débarqués, le groupe s’enfonce dans cet environnement hostile, rapidement repéré par des formes invisibles.
La tension monte lorsqu’une tribu indigène aux yeux verts luminescents surgit soudain. Mais contre toute attente, c’est la maladresse de Jax — chutant lamentablement dans les buissons — qui désamorce la situation : les guerriers éclatent de rire et acceptent finalement le groupe.
Une entrée aussi improbable que fragile dans un monde où le danger reste omniprésent.
CHAPITRE 4
LA TRIBU DES YAHULI
Les Yahuli – c'est ainsi que
Sandra les appela après avoir capté quelques mots de leur langage – les
escortèrent vers leur village, perché dans les arbres géants de la jungle.
C'était un endroit fascinant : des plates-formes reliées par des ponts de liane,
des habitations taillées dans le bois vivant, et partout, des sculptures
représentant des créatures étranges, mi-humaines mi-animales.
« Leur culture est incroyablement
riche, » murmura Sandra, ses yeux brillant d'un intérêt professionnel que Jax
n'avait pas encore vu. « Regarde ces motifs. Ils racontent des histoires. Des
chasses, des naissances, des guerres... et ça. »
Elle désigna une grande fresque
au centre du village. Elle représentait une créature massive, à moitié femme, à
moitié plante, les bras tendus vers le ciel d'où tombaient des larmes – des
larmes qui devenaient des pierres rouges en touchant le sol.
« Les larmes de la déesse, »
murmura Jax, se souvenant soudain. « B.O.B., c'est ça, non ? Les coordonnées de
l'épave ? »
« Affirmatif. La zone que nous
cherchons est appelée "le Sanctuaire des Larmes" par les Yahuli. Elle
est considérée comme sacrée. Interdite. »
« Flark. »
Le chef – dont le nom semblait être quelque chose comme "Yahul" – les conduisit devant une grande case surélevée. Une femme en sortit, plus âgée, le visage marqué de cicatrices rituelles, ses yeux verts brillant d'une sagesse ancienne. Elle portait une coiffe de plumes et d'os, et tenait un bâton orné de pierres rouges qui ressemblaient étrangement à de petits rubis.
« La chef, » murmura Sandra. « La
matriarche. »
La vieille femme les étudia
longuement, ses yeux passant de Sandra à Jax, puis à Dezneuf, puis à Capitaine,
puis à Bzz qui avait émergé de la poche de Jax pour observer les lieux. Elle
dit quelque chose dans sa langue.
« Elle demande pourquoi des
esprits mécaniques et des oiseaux-parleurs accompagnent des humains sur la
terre sacrée, » traduisit approximativement Sandra. « Et elle veut savoir si
nous cherchons les larmes. »
Jax et Sandra échangèrent un
regard.
« Dites-lui la vérité, » proposa
Jax. « En partie. »
Sandra prit une profonde
inspiration et se lança dans une explication laborieuse, mêlant des mots Yahuli
qu'elle connaissait à des gestes et des dessins dans la poussière. Elle parla
d'un objet brillant tombé du ciel, d'un homme riche qui voulait le récupérer,
de leur mission pour le retrouver.
La vieille chef écouta en
silence, puis répondit longuement.
« Elle dit que les larmes de la
déesse ne sont pas à prendre, » traduisit Sandra. « Elles sont sacrées. Elles
maintiennent l'équilibre du monde. Si on les déplace, la terre pleurera
vraiment, et ses larmes seront de feu et de sang. »
« Jolie métaphore, » commenta
Jax. « Mais on a un contrat. »
« On a surtout envie de vivre, »
rétorqua Sandra. « Je ne vais pas déclencher une guerre sainte pour un rubis. »
« Même pour le baron ? »
Sandra hésita. Quelque chose
passa dans ses yeux – une ombre, rapide, presque imperceptible.
« Surtout pour le baron, »
murmura-t-elle.
Avant que Jax puisse demander ce
que ça signifiait, la chef parla à nouveau, cette fois en pointant le sud, vers
les montagnes.
« Elle dit que l'objet tombé du
ciel est dans le canyon des Esprits, là où personne ne va. Elle dit que si nous
y allons, nous ne reviendrons pas. Mais que si nous y allons quand même, nous
devons d'abord prouver que nous sommes dignes de fouler la terre sacrée. »
« Prouver comment ? »
La chef sourit – un sourire
édenté qui n'avait rien de rassurant.
« En survivant à la Nuit des
Chasseurs. »
Cette nuit-là, assis autour d'un
feu de camp au centre du village, Jax regardait les Yahuli danser et chanter au
rythme de tambours primitifs. Leurs ombres dansaient sur les troncs des arbres
géants, créant des motifs hypnotiques.
« La Nuit des Chasseurs, »
répéta-t-il. « Ça sonne comme un mauvais film d'horreur. »
« C'est un rite de passage, »
expliqua Sandra, qui avait réussi à obtenir plus d'informations. « Les jeunes
guerriers passent une nuit dans la jungle, sans armes, sans protection, traqués
par les meilleurs chasseurs de la tribu. Ceux qui survivent deviennent des
adultes. »
« Et nous, on doit faire pareil ?
»
« Pire. On doit être à la fois
les chassés... et les chasseurs. On doit rapporter une plume de l'oiseau-ombre.
»
« Une plume de quoi ? »
« L'oiseau-ombre. Une créature
légendaire, invisible le jour, qui ne se révèle que dans l'obscurité totale.
Les Yahuli disent que voir ses yeux, c'est voir la mort. »
Jax sentit un frisson lui
parcourir l'échine. « Et si on refuse ? »
« On sera reconduits à notre
vaisseau et on devra quitter Inaüteya. Sans le Cœur. »
« Donc on n'a pas le choix. »
Sandra le regarda, et pour la
première fois, Jax vit autre chose que du mépris dans ses yeux. Une once de
respect, peut-être. Ou simplement de la résignation partagée.
« On n'a pas le choix, »
confirma-t-elle.
Dezneuf s'approcha. « Je peux
vous accompagner. Mes capteurs fonctionnent même dans l'obscurité totale. »
« Les Yahuli ont été clairs, »
dit Sandra. « Toi et le perroquet, vous restez au village. Ils considèrent que
vous êtes des "esprits" et que votre participation fausserait
l'épreuve. »
« C'est idiot, » commenta
Dezneuf.
« C'est leur culture. On respecte
ou on part. »
Capitaine, perché sur une poutre
au-dessus du feu, émit un son étrange. « Parfois, l'absence est la plus grande
des présences. Je vous observerai de loin. »
« Et Bzz ? » demanda Jax en
montrant le scarabée qui somnolait dans sa poche.
Sandra haussa les épaules. « Un
insecte mécanique ? Je pense que ça passe. Mais s'il fait du bruit, on est
morts. »
« Bip de discrétion ! » promit
Bzz.
Quelques heures plus tard, alors
que le village s'endormait, Jax et Sandra se tenaient à la lisière de la
jungle, seuls, sans armes – on leur avait confisqué pistolets et couteaux –
vêtus seulement de leurs vêtements de base.
La nuit était d'une noirceur
absolue. Aucune lune, aucune étoile ne perçait la canopée. Le silence était
assourdissant.
« Prête ? » demanda Jax, essayant
de paraître plus confiant qu'il ne l'était.
« Non, » répondit Sandra. « Mais
on y va quand même. »
Ils s'enfoncèrent dans
l'obscurité.
Derrière eux, dans le village,
Capitaine observait leur départ, ses yeux noirs brillant d'une lueur
inhabituelle. Dezneuf se tenait immobile à ses côtés, ses capteurs fixés dans
la même direction.
« Spécimens humains, » commenta
le robot. « Comportement irrationnel. Probabilité de survie : 41,2%. »
« La rationalité est une prison,
» répondit Capitaine. « L'irrationalité, une clé. Et parfois, la clé ouvre des
portes que la raison préfère ignorer. »
Dezneuf tourna ses capteurs vers
le perroquet. « Votre langage est déroutant. »
« C'est le but. »
Dans la jungle, la Nuit des
Chasseurs venait de commencer.
- À SUIVRE ! -
- Texte de DeepSeek, sur une idée de Morbius / Images de ChatGPT -

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Lien vers l'ancienne catégorie Les Enquêtes de Jax Orion
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