ED'N, LE GANG DE L'AUBE BRÛLANTE - Épisode 2 : La Passagère qui n'aurait jamais dû monter à bord / Partie 3

 

La passagère qui n'aurait 

jamais dû monter à bord

Partie 3

Texte de ChatGPT, d’après une histoire de Grok, en collaboration avec Morbius

- Idée originale de la série : Morbius / Images de ChatGPT -


Résumé de la partie 2 de l'épisode 2 :

Samantha fait connaissance avec les habitants de La Forteresse — et découvre rapidement que la réputation de l’ED’N ne dit pas tout sur ses membres. Tandis qu’Asahi plaide pour qu’elle reste à bord, Droïde trouve en elle une oreille attentive et décide de lui révéler son secret le plus précieux : le Musée des Grandes Victoires de l’ED’N. Une visite qui pourrait bien compter beaucoup plus qu’il ne l’imagine...

Le quatrième jour approchait.

Nova Harmonia n'était plus qu'à quelques heures de vol.

Dans le poste de pilotage, les étoiles défilaient lentement derrière la grande verrière avant. La Forteresse ronronnait de son éternel mélange de vibrations mécaniques, de cliquetis suspects et de bruits dont personne ne connaissait vraiment l'origine.

Asahi était assis dans son fauteuil de commandement.

Les pieds sur une console.

Une position qui faisait hurler Alexis lorsqu'il la découvrait.

Samantha se tenait à côté de lui.

Les bras croisés.

Elle regardait les étoiles.

— Tu fais souvent ça ? demanda-t-elle.

— Quoi ?

— Regarder dehors comme si tu cherchais quelque chose.

Asahi haussa les épaules.

— Peut-être.

— Et tu cherches quoi ?

Cette fois, il prit un peu plus de temps avant de répondre.

— Je ne sais pas vraiment.

— C'est pratique.

— Oui. Ça évite les déceptions.

Samantha sourit.

Puis le silence s'installa.

Pas un silence gênant.

Un de ces silences rares qui deviennent agréables quand deux personnes commencent à se connaître.

Au bout d'un moment, elle demanda :

— Pourquoi ED'N ?

— Tu connais déjà l'histoire.

— « Équipe De Nazes. »

— Exact.

— C'est quand même un nom ridicule.

— C'était le but.

— Pourquoi ?

Asahi tourna son fauteuil vers elle.

Son sourire était plus discret qu'à l'habitude.

— Parce qu'on voulait rappeler quelque chose.

— Quoi ?

— Que les héros ne sont pas forcément des héros.

Samantha l'observa.

— Explique.

— Regarde-nous. Alexis est fou. Léz passe son temps à se regarder dans les miroirs. Moi je joue aux cartes quand je devrais être en mission. Et Droïde...

— Droïde est adorable.

— Oui, mais il nettoie surtout les chiottes.

Elle éclata de rire.

— Continue.

— Nous ne sommes pas des révolutionnaires parfaits. Nous ne sommes pas des symboles. Nous sommes juste des gens qui ont décidé qu'ils en avaient marre.

Le sourire de Samantha disparut peu à peu.

— Marre de quoi ?

— De voir la TCA détruire des vies.

Sa voix était calme. Mais sincère.

— Marre de voir des planètes pillées. Marre de voir des gens disparaître. Marre de voir des enfants travailler dans des mines. Marre d'entendre dire que tout ça est nécessaire pour le bien commun.

Pendant quelques secondes, il ne plaisantait plus du tout.

Samantha détourna légèrement les yeux, comme si ces mots réveillaient quelque chose. Quelque chose qu'elle aurait préféré oublier.

— Tu sais, dit-elle finalement, beaucoup de gens pensent que vous êtes des terroristes.

— Je sais.

— Et ça ne te dérange pas ?

— Si.

— Alors pourquoi continuer ?

Asahi regarda à nouveau les étoiles.

— Parce que parfois les terroristes d'une époque deviennent les héros de la suivante.

— Et parfois ils finissent juste morts.

— Aussi.

Il sourit.

— Mais au moins ils auront essayé.

Pendant un instant, Samantha ne trouva rien à répondre. Parce qu'elle savait, mieux que lui, à quel point ces paroles pouvaient être dangereuses.


Plus tard dans la soirée, la plupart des membres de l'équipage dormaient.

Enfin...

Dormir était un mot généreux.

Alexis démontait un canon pour la troisième fois de la journée.

Léz admirait son reflet dans un miroir éclairé spécialement pour mettre en valeur sa coloration nocturne.

Droïde rédigeait son journal secret.

Et Asahi se retrouvait une nouvelle fois seul avec Samantha dans le poste de pilotage.

La lumière était douce. Les étoiles semblaient plus proches.

Elle était assise sur l'accoudoir de son fauteuil, beaucoup trop près. Et aucun des deux ne semblait s'en plaindre.

— Tu sais ce qui est étrange ? demanda Samantha.

— Beaucoup de choses.

— Toi.

— Merci.

— Ce n'était pas un compliment.

— Encore merci.

Elle leva les yeux au ciel.

— Tu es incapable d'être sérieux plus de trente secondes.

— Trente-cinq quand je fais un effort.

— Pourquoi ?

— Parce que le reste est déjà suffisamment sérieux.

Cette réponse la surprit.

Et cela se vit.

— Ça aussi, c'est une vraie réponse ?

— Oui.

— Mince.

— Je sais.

Ils éclatèrent de rire en même temps.

Puis le rire s'éteignit lentement. Leurs regards restèrent accrochés quelques secondes de trop. Juste assez.

Samantha posa doucement sa main sur celle d'Asahi.

Cette fois, aucun des deux ne plaisanta.

Le capitaine sentit son cœur accélérer. Ce qui était ridicule. Complètement ridicule.

Il avait déjà connu des dizaines de femmes.

Peut-être davantage.

Mais cette fois... C'était différent. Et il détestait déjà ça. Parce qu'il savait ce que cela signifiait. Samantha semblait ressentir exactement la même chose.

Leurs visages se rapprochèrent.

Le baiser fut lent.

Tendre.

Pendant quelques secondes, l'univers entier sembla disparaître. Puis Samantha posa sa main sur son torse et l'arrêta.

Pas brutalement.

Doucement.

Comme quelqu'un qui n'en avait aucune envie.

— Pas plus loin, murmura-t-elle.

Asahi sourit.

— Ne t'inquiète pas.

— Je suis sérieuse.

— Moi aussi.

Elle le regarda longuement.

Cherchant probablement une plaisanterie. Une provocation. Une tentative maladroite.

Mais il n'y avait rien. Seulement de la sincérité.

Et c'était peut-être encore plus dangereux.

— Merci, souffla-t-elle.

— Pour quoi ?

— Pour ne pas compliquer les choses.

Asahi éclata doucement de rire.

— Samantha...

— Oui ?

— Les choses sont déjà compliquées.

Pour la première fois depuis le début du voyage... elle sembla presque triste. Une tristesse furtive. À peine visible. Mais suffisamment réelle pour que quelque chose se serre dans la poitrine d'Asahi.

Et sans qu'il puisse l'expliquer...

Il eut soudain le sentiment étrange qu'un problème approchait.

Un gros problème.

Très gros.

Quelque part dans les étoiles.


- À SUIVRE ! -

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