ED'N, LE GANG DE L'AUBE BRÛLANTE - Épisode 2 : La Passagère qui n'aurait jamais dû monter à bord / Partie 2
La passagère qui n'aurait
jamais dû monter à bord
Partie 2
Texte de ChatGPT, d’après une histoire de Grok, en collaboration avec Morbius
- Idée originale de la série : Morbius / Images de ChatGPT -
Alors que La Forteresse traverse paisiblement un secteur neutre — du moins selon les standards de l’ED’N — un appel de détresse interrompt les querelles habituelles de l’équipage. Un transport civil est attaqué par des pirates et Asahi décide aussitôt d’intervenir. Après un sauvetage rondement mené, il découvre à bord une mystérieuse jeune femme...
Le laboratoire médical occupait le module de Léz.
Ou plutôt...
Le royaume de Léz.
Des instruments médicaux de pointe côtoyaient des
miroirs de toutes tailles.
Miroirs muraux. Miroirs portatifs. Miroirs
holographiques. Miroirs de secours. Miroirs probablement inutiles.
La jeune femme les regarda.
Puis regarda Léz.
Puis les miroirs.
Puis encore Léz.
— Vous avez un problème ? demanda le reptilien.
— Non.
— Vous avez regardé les miroirs.
— Il y en a beaucoup.
— Ils sont nécessaires.
— Pour la médecine ?
— Pour moi.
— Ah.
— Voilà.
Léz appliqua un patch régénérant sur son épaule
blessée.
Elle grimaça.
— Aïe.
— Si ça fait mal, c'est que ça fonctionne.
— Et si ça ne faisait pas mal ?
— Je serais vexé.
Asahi était appuyé contre la porte.
Léz leva les yeux.
— Tu comptes rester là longtemps ?
— Je surveille la patiente.
— Tu la dragues.
— Aussi.
La jeune femme secoua la tête.
— Vous êtes toujours comme ça ?
— Lui oui, répondit Léz.
— Et vous ?
— Moi je suis parfait.
— Faux.
La voix venait du couloir.
Alexis venait d'arriver. Immense. Massif.
Effrayant. Ses yeux orange se posèrent sur la blessée. Elle eut le réflexe de
se redresser.
— Bonjour, dit-elle.
— Organique.
— Pardon ?
— C'est votre catégorie.
— C'est une façon de dire bonjour ?
— Oui.
— Elle est nulle, répondit-elle.
Alexis resta silencieux quelques secondes. Puis
hocha lentement la tête.
— C'est vrai.
Personne ne sut vraiment s'il venait de faire une
blague.
Ce fut finalement Droïde qui se présenta
correctement.
Il surgit avec un seau. Un balai. Et beaucoup
trop d'enthousiasme.
— Bonjour madame !
— Bonjour.
— Je suis Droïde !
— Enchantée.
— Moi aussi !
Il resta immobile. Très fier.
— C'est ton vrai nom ? demanda-t-elle.
Droïde baissa légèrement la tête.
— Non.
— Alors quel est ton vrai nom ?
Long silence.
— Je ne sais pas.
Elle cligna des yeux.
— Tu ne sais pas ?
— Personne ne l'a jamais cherché.
Puis il retrouva immédiatement son enthousiasme.
— Mais ce n'est pas grave ! À mon avis, Droïde
est un très joli nom !
Alexis, Léz et Asahi échangèrent un regard.
Pour une raison inconnue, personne ne trouva quoi
répondre.
Pour la première fois depuis longtemps, quelqu'un
venait de poser une question qu'aucun d'eux ne s'était jamais vraiment posée.
— Je veux juste rentrer chez moi. Nova Harmonia.
Mon vaisseau est fichu, dit l’inconnue.
Un débat houleux s’engagea alors. Alexis et Léz
refusaient catégoriquement. Trop risqué. Asahi, clairement sous le charme,
insistait.
Finalement, Asahi eut une idée.
— Droïde, ton avis ?
Le petit droïde redressa immédiatement le torse.
— À mon avis, nous devrions aider cette
demoiselle en détresse !
Asahi tapa dans ses mains.
— 2 contre 2 ! En tant que capitaine, je
tranche. On l’emmène.
— Depuis quand Droïde a le droit de vote ?! rugit
Alexis.
— Mais depuis toujours, répondit Asahi en
souriant.
La petite lumière frontale de Droïde passa
rapidement au bleu très vif.
Un peu plus tard, alors que Léz terminait les
soins, Asahi s'assit près de la table médicale.
— Au fait, dit-il.
— Oui ?
— Tu t'appelles comment ?
— Vous avez attendu tout ce temps pour demander ?
— J'avais peur que ce soit imprononçable.
Léz leva immédiatement un doigt.
— Je comprends cette souffrance.
— Toi, personne ne t'a parlé.
— Je le sais.
La jeune femme sourit.
Puis tendit la main.
— Samantha.
— Samantha ?
— Samantha Vale.
— Asahi Enjô.
— Je sais.
— Ah ?
— Tout le monde connaît ED'N.
Léz ricana. Alexis grogna. Droïde gonfla
fièrement le torse.
— À mon avis, c'est parce que nous sommes
célèbres.
— À mon avis, répondit Léz, c'est parce qu'on est
recherchés dans dix-sept systèmes.
— Les deux peuvent être vrais.
Et, pour une fois, personne ne contredit Droïde.
Plus tard encore, alors que Samantha quittait le
laboratoire pour découvrir le reste du vaisseau, Droïde réapparut discrètement
derrière elle.
Très discrètement.
Enfin... selon ses propres critères.
— Samantha ?
— Oui ?
— Voulez-vous voir quelque chose de très
important ?
— Quoi donc ?
Le petit droïde regarda à gauche.
Puis à droite.
Puis encore à gauche.
Comme un conspirateur professionnel.
— Un secret.
Les yeux de Samantha s'illuminèrent.
— Un secret ?
— Oui. Le plus grand secret de La Forteresse.
Et sans attendre sa réponse, Droïde partit au pas
de course dans le couloir.
Samantha le suivit.
Sans se douter qu'elle allait devenir la première
personne extérieure à découvrir le Musée des Grandes Victoires de l'ED'N.
Et que cela allait probablement changer quelque
chose.
Pour elle.
Et peut-être aussi pour Droïde.
Droïde avançait dans les couloirs de La
Forteresse avec toute la discrétion d'une fanfare militaire.
— Chut, dit-il.
— D'accord.
— Il ne faut surtout pas qu'ils nous voient.
— Qui ?
— Tout le monde.
Samantha sourit.
— Ça me paraît compliqué.
— Je sais.
Droïde poursuivit sa route.
Il traversa un couloir. Puis un autre. Puis un
troisième qui semblait n'avoir aucune raison d'exister.
— Tu es sûr que tu sais où tu vas ?
— Presque.
— Presque ?
— J'ai oublié si c'est après le tuyau qui fuit ou
avant le tuyau qui fuit.
— Il y a plusieurs tuyaux qui fuient ?
— C'est La Forteresse.
— Ah…
— Voilà.
Finalement, le petit droïde s'arrêta devant une
vieille plaque métallique dissimulée derrière des caisses. Il regarda autour de
lui et appuya sur un bouton invisible. Un panneau glissa lentement.
Samantha ouvrit de grands yeux.
— C'est quoi ça ?
Droïde redressa fièrement le torse.
— Le Musée des Grandes Victoires de l'ED'N.
La pièce était petite. Mal éclairée. Complètement
absurde.
Et pourtant...
Samantha resta immobile plusieurs secondes. Parce
qu'elle comprit immédiatement ce qu'elle regardait.
Toute l'histoire du groupe était là.
Sur les murs. Sur des étagères. Dans des vitrines
bricolées.
Une douille de canon.
Un casque d'AstraEnforcer cabossé.
Un morceau de drone.
Une plaque de blindage portant encore un morceau
du tag ED'N.
Une vieille carte à jouer signée par Asahi.
Un miroir cassé récupéré après une dispute
impliquant Léz.
Un boulon tordu présenté sous une étiquette : «
Alexis était très en colère ce jour-là. »
— Tu as gardé tout ça ? souffla Samantha.
— Oui.
— Depuis combien de temps ?
— Depuis le début.
Sa voix contenait une fierté immense.
— Personne ne le sait ?
— Non.
— Même Asahi ?
— Surtout pas Asahi.
— Pourquoi ?
Droïde hésita. Puis répondit doucement :
— Parce qu'il rirait.
Samantha observa le petit robot.
Pour la première fois depuis leur rencontre, elle
aperçut quelque chose derrière son enthousiasme permanent.
Une forme de tristesse. Très discrète mais
réelle.
— Tu crois vraiment ça ?
— Un peu.
Elle regarda à nouveau la pièce. Puis secoua la
tête.
— Moi je trouve ça magnifique.
Droïde resta immobile. Ses optiques clignotèrent.
Une fois.
Deux fois.
— Vraiment ?
— Oui.
— Tu n'es pas obligée d'être gentille.
— Je ne le suis pas.
Elle désigna une étagère.
— Tu as conservé leur histoire. Personne ne l'a
fait à ta place. Alors tu l'as fait toi-même.
Le petit droïde ne répondit pas. Mais sa petite
lumière frontale passa au bleu très vif.
Pendant ce temps, dans l'atelier... Alexis
observait discrètement un écran de surveillance.
— Je le savais.
Léz leva les yeux de son miroir.
— Quoi encore ?
— Ils sont dans le musée.
— Quel musée ?
— Le musée.
— Quel musée ?
— Le musée de Droïde.
Silence.
— Pardon ?
— Il a un musée.
— Depuis quand ?
— Trois ans.
— Et tu ne me l'as jamais dit ?
— Personne ne me l'a demandé.
Léz resta silencieux.
Puis :
— Nous vivons vraiment dans un asile.
— Oui.
— D'accord.
— D'accord.
Les jours suivants passèrent étonnamment vite.
Samantha découvrit progressivement La Forteresse.
Ses pannes. Ses odeurs étranges. Ses alarmes absurdes. Ses habitants encore
plus absurdes.
Elle découvrit qu'Alexis parlait réellement au
vaisseau quand personne ne regardait.
Elle découvrit que Léz possédait cinquante-sept
miroirs.
Cinquante-sept.
Elle les avait comptés.
Elle découvrit également pourquoi personne
n'utilisait les toilettes du pont arrière.
L'incident fut classé.
Et jamais évoqué de nouveau.
Par respect pour les victimes.
Le troisième soir, Asahi la retrouva dans le
poste de pilotage.
Les étoiles défilaient lentement devant la
verrière.
Pour une fois, personne ne parlait. C'était
agréable.
— Tu sais... commença Samantha.
— Hum ?
— Je crois que je vous imaginais autrement.
— Plus héroïques ?
— Plus compétents.
— Ah.
— Désolée.
— Non, c'est juste.
Elle éclata de rire. Puis le silence revint. Un
silence confortable. Rare. Précieux.
Asahi regardait les étoiles.
Samantha le regardait lui.
Et pour la première fois depuis son sauvetage,
elle se demanda si le plus dangereux à bord n'était pas Alexis.
Ni Léz.
Ni même la TCA.
Mais ce capitaine incapable de prendre quoi que
ce soit au sérieux. Parce qu'il était en train de lui devenir difficile de lui
résister.
Très difficile.
À l'autre bout du vaisseau, Droïde écrivait dans
son journal secret.
« Jour 1148.
J'ai montré le musée à Samantha.
Elle a dit qu'il était magnifique.
À mon avis, c'est la plus belle chose qu'on m'ait
dite depuis très longtemps. »
Puis il réfléchit.
Ajouta une ligne.
« Peut-être qu'un jour je serai moi aussi un
membre de l'ED'N. »
Et pour la première fois depuis longtemps...
Il osa y croire un peu.
Utop-IA — Laboratoire des imaginaires post-humains
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“Rêver est un protocole d’expansion de l’univers.”













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