Résumé : Épisode 23 - Lorsque tombe la Forêt
Alors qu'ils espèrent retrouver la nacelle pour regagner l'Aérore, Ilyan, Lyrwen et Caelle comprennent que les habitants des Hautes Frondaisons refusent de les laisser partir. À la tombée de la nuit, un cri venu des profondeurs de la forêt bouleverse soudain le comportement des humanoïdes, qui s'organisent avec calme pour protéger leurs hôtes. Tandis qu'une immense silhouette traverse fugitivement la canopée, les trois voyageurs découvrent que la véritable menace ne vient peut-être pas de ceux qui les entourent, mais de la forêt elle-même.
Ce qui Passe Au-dessus du Monde
Le Chemin des Anciens
La nuit s'était finalement écoulée sans qu'aucun
des trois ne trouve réellement le sommeil. Les cris entendus au loin avaient
continué pendant des heures, tantôt proches, tantôt si lointains qu'ils
semblaient venir d'un autre monde. À plusieurs reprises, Ilyan avait aperçu des
silhouettes silencieuses se déplacer entre les arbres. Les humanoïdes avaient
veillé sans interruption. Aucun n'avait quitté son poste.
Lorsque les premières lueurs du jour commencèrent
à filtrer à travers l'épaisse canopée, la forêt retrouva peu à peu ses bruits
familiers. Les insectes reparurent. Les oiseaux inconnus reprirent leurs
chants. La tension de la nuit semblait s'éloigner avec l'obscurité.
Caelle respirait plus librement.
La plante déposée la veille avait apaisé la
douleur. La blessure demeurait profonde, mais la fièvre qu'ils redoutaient ne
venait pas.
— Ils savaient ce qu'ils faisaient,
murmura-t-elle en observant le pansement.
Lyrwen acquiesça sans répondre.
Depuis leur réveil, elle avait remarqué une
agitation inhabituelle parmi les humanoïdes. Personne ne paraissait inquiet,
mais leurs déplacements obéissaient à une intention commune. Plusieurs d'entre
eux se rassemblaient près du grand humanoïde, échangeaient quelques gestes
rapides avant de disparaître entre les arbres.
Cette fois, ils préparaient quelque chose.
Le grand humanoïde s'approcha enfin du trio.
Il attendit que chacun soit debout.
Puis il tourna simplement le dos et commença à
marcher.
Au bout de quelques mètres, il s'arrêta.
Sans se retourner.
Il attendit.
Ilyan échangea un regard avec Lyrwen.
— Je crois qu'il veut que nous le suivions.
Caelle observa le sentier étroit qui s'enfonçait
dans la végétation.
— Nous voulions partir... dit-elle avec un léger
sourire. Finalement, c'est eux qui nous emmènent quelque part.
Ils se mirent en marche.
Le chemin n'avait rien de naturel. Entre les
immenses racines apparaissaient parfois de longues pierres plates,
soigneusement disposées les unes derrière les autres. Elles étaient anciennes,
couvertes de mousse et presque entièrement absorbées par la forêt. Sans elles,
le passage aurait été invisible.
Ilyan s'agenouilla un instant.
— Ce sentier existe depuis longtemps...
Caelle effleura la surface d'une pierre.
— Plusieurs générations, sans doute.
Personne n'avait cherché à les tailler. Elles
avaient simplement été choisies, déplacées, alignées. Comme si l'essentiel
n'était pas de construire un chemin, mais de préserver celui qui existait déjà.
Plus ils avançaient, plus la forêt changeait.
Les arbres devenaient plus espacés.
Le sol semblait étonnamment régulier.
Même les animaux se faisaient plus discrets.
Les humanoïdes, eux aussi, ralentirent.
Leur démarche prenait peu à peu une gravité
nouvelle. Aucun geste inutile. Aucun regard échangé. Seul le bruissement des
feuilles accompagnait leur progression.
Puis ils arrivèrent.
La clairière était presque circulaire.
Elle n'avait rien d'imposant.
Quelques dizaines de mètres tout au plus.
Aucun édifice.
Aucune statue.
Aucun monument.
Seulement plusieurs pierres dressées, disposées
sans ordre apparent autour d'un vaste espace recouvert d'une herbe étonnamment
courte. Certaines pierres étaient si anciennes que leurs bases disparaissaient
sous les racines. D'autres semblaient avoir été redressées plus récemment.
Ilyan regarda autour de lui.
— C'est... tout ?
Caelle ne répondit pas.
Quelque chose retenait déjà son attention.
Au centre de la clairière, les hautes herbes ne
bougeaient plus.
Pourtant, le vent soufflait toujours dans les
arbres.
Lyrwen s'immobilisa.
Elle avait remarqué la même chose.
Autour d'eux, les feuilles frémissaient
doucement.
Mais, dans un cercle presque parfait d'une
dizaine de mètres de diamètre, plus rien ne semblait réagir au vent.
Le silence lui-même paraissait différent.
Ilyan fit un pas.
Puis un autre.
Il sentit soudain une vibration extrêmement
légère sous ses pieds.
À peine perceptible.
Comme un souffle traversant lentement la terre.
Il se retourna vers Caelle.
Elle avait fermé les yeux.
— Tu le sens ?
Elle acquiesça.
— Oui...
Sa voix était presque un murmure.
— Ce n'est pas le vent. Ce n'est pas le sol non
plus. C'est...
Elle s'interrompit.
Aucun mot ne convenait.
Autour de la clairière, les humanoïdes s'étaient
arrêtés. Aucun ne pénétrait dans le cercle.
Ils attendaient simplement.
Comme ils l'avaient fait avec la sphère tressée.
Comme ils l'avaient fait avec les plantes.
Ils n'imposaient rien.
Ils invitaient seulement à regarder.
Lyrwen leva lentement les yeux vers les pierres
dressées.
Elles n'entouraient pas le phénomène.
Elles semblaient simplement en marquer les
limites.
Comme si, depuis des siècles, des générations
successives avaient voulu dire à ceux qui viendraient après eux :
Ici... quelque chose passe.
Pas davantage.
Ilyan sentit un frisson lui parcourir le dos.
Il pensa soudain à Vaëner.
À ses cartes.
À ses relevés.
À cette trajectoire que personne ne comprenait
vraiment.
Peut-être avait-il toujours cherché ce genre
d'endroit.
Pas un trésor.
Pas une cité.
Des lieux.
Des lieux où le phénomène affleurait au monde.
Le grand humanoïde s'approcha alors lentement
d'une des pierres les plus anciennes. Il posa sa longue main contre sa surface,
sans solennité excessive, presque avec familiarité.
Puis il regarda Ilyan.
Ensuite la pierre.
Puis le ciel.
Très haut, invisible derrière les feuillages,
l'Aérore poursuivait sa dérive.
Le geste était simple.
Et, pour la première fois depuis leur rencontre,
Ilyan eut l'impression d'en comprendre une partie.
Les projectiles.
La peur.
L'attente.
Tout cela n'avait peut-être jamais eu pour but de
repousser l'Aérore.
Ils avaient voulu protéger ce lieu.
Parce qu'ici, bien avant leur naissance, leurs
ancêtres avaient compris qu'il existait quelque chose de plus ancien encore que
leur peuple.
Quelque chose qui traversait le monde.
Et qu'il fallait apprendre à respecter avant
d'espérer le comprendre.
- Texte et images de ChatGPT, en collaboration avec Morbius, sur un sujet de Morbius -
SUIVRE LA TRAJECTOIRE
Ils ne savent pas encore ce qu’ils suivent.
Mais ils savent qu’ils ne peuvent plus revenir en arrière
Utop-IA — Laboratoire des imaginaires post-humains
© 2025 — Conçu par des IA en collaboration avec Morbius
“Rêver est un protocole d’expansion de l’univers.”








Commentaires
Enregistrer un commentaire