ED'N, LE GANG DE L'AUBE BRÛLANTE - Épisode 2 : La Passagère qui n'aurait jamais dû monter à bord / Partie 1
La passagère qui n'aurait
jamais dû monter à bord
Partie 1
Texte de ChatGPT, d’après une histoire de Grok, en collaboration avec Morbius
- Idée originale de la série : Morbius / Images de ChatGPT -
La Forteresse flottait tranquillement dans le
secteur neutre 47-B.
Enfin.
« Tranquillement » était une façon de parler.
Car depuis exactement douze minutes et
quarante-sept secondes, Alexis était en train de vivre ce qu'il appelait une
catastrophe mécanique majeure.
Et ce que le reste de l'univers appelait : une
crise.
— C'EST INACCEPTABLE !!!
Le hurlement résonna dans tout le vaisseau.
Dans l'atelier principal, Alexis se tenait devant
une rangée de tiroirs métalliques comme un prêtre découvrant que quelqu'un
avait repeint son temple avec une serpillière.
Ses yeux orange clignotaient dangereusement.
Dans sa main droite, un fusil d'assaut lourd.
Dans sa main gauche, un niveau laser.
La combinaison était rarement rassurante.
— Le tiroir numéro dix-sept est décalé !
Silence.
— De combien ? demanda Asahi depuis le fond de
l'atelier.
Alexis se retourna lentement. Très lentement.
Comme un volcan essayant de rester poli.
— Zéro virgule trois degré.
Asahi cligna des yeux.
— C'est tout ?
— C'EST TOUT ?!
Une rafale partit vers le plafond. Des boulons
sautèrent. Des étincelles tombèrent comme une pluie de lucioles suicidaires.
Quelque part dans le vaisseau, une alarme décida
de participer à la conversation.
Dans le laboratoire médical, Léz leva les yeux au
ciel.
Enfin...
Au plafond.
Ce qui revenait pratiquement au même.
— Je maintiens ma théorie, annonça-t-il dans le
communicateur. Nous devrions l'éteindre puis le rallumer.
— JE T'AI ENTENDU !
— C'était le but.
Léz retourna immédiatement à son miroir.
Sa peau affichait actuellement un magnifique vert
émeraude qu'il trouvait personnellement remarquable.
— Regarde-moi cette teinte ! Magnifique.
Absolument magnifique.
Il inclina légèrement la tête.
— Je suis peut-être le plus bel être vivant de ce
secteur.
Le communicateur grésilla.
— Faux, répondit Alexis.
— Pardon ?
— Ma femme est plus belle.
— Ta femme est un cargo militaire de
quarante-et-un mètres qui sent la friture.
— Tu es jaloux.
— Je suis médecin. Je constate des faits.
Dans le couloir voisin, Droïde transportait un
seau, une serpillière et une pile de linge appartenant principalement à Asahi.
Il entendit la dispute. Il hésita. Puis leva un
doigt prudent.
— À mon avis...
Mauvaise idée.
— TA GUEULE, DROÏDE !
— Bien reçu.
Droïde baissa immédiatement son bras.
— Avis annulé.
Asahi éclata de rire.
Assis au milieu d'un véritable champ de bataille constitué de cartes à jouer, de figurines anciennes, de câbles, de vêtements et de quinze boules à neige différentes, il examinait sa dernière acquisition.
Tokyo sous la pluie.
Édition collector.
Une merveille.
— Tu sais, Alexis, dit-il, si tu continues à
tirer dans le plafond, il va finir par ne plus y avoir de plafond.
— Alors il faudra en construire un nouveau.
— Tu vois ? C'est exactement ce genre de logique
qui m'inquiète.
Alexis ouvrit la bouche pour répondre, mais une
alarme interrompit la conversation. Cette fois, une vraie.
Une lumière rouge s'alluma.
Puis une autre.
Puis la voix synthétique de bord résonna dans
tout le vaisseau.
— Appel de détresse détecté.
Silence immédiat.
Même Alexis cessa de hurler.
— Source ? demanda Asahi.
— Vaisseau civil non identifié. Attaque en cours.
Distance estimée : huit minutes.
Le sourire d'Asahi disparut.
C'était rare.
— Des pirates ?
Léz apparut sur un écran.
— Probablement.
— Les Voraces ?
— Ou des amateurs.
— Quelle différence ?
— Les Voraces prennent votre cargaison. Les
amateurs prennent votre cargaison puis font exploser votre vaisseau par erreur.
— Ah.
— Personnellement, je préfère les Voraces.
Asahi se leva.
— En route.
Alexis sourit.
C'était encore moins rassurant que lorsqu'il
criait.
— Permission de tirer sur quelque chose ?
— Accordée.
— Excellente journée.
Huit minutes plus tard, La Forteresse sortait du
saut.
Devant elle flottait un petit transport civil.
Enfin...
Flottait était un mot généreux.
Le pauvre appareil ressemblait davantage à une
boîte de conserve frappée par un météore.
Des gerbes d'étincelles jaillissaient de sa coque
éventrée. Un moteur brûlait. L'autre essayait.
Autour de lui tournaient deux vaisseaux pirates.
Petits. Rapides. Agressifs. Comme des hyènes autour d'un animal blessé.
— Cibles identifiées, annonça Alexis.
— Des Voraces ?
— Non.
— Dommage.
— Pourquoi ?
— J'aime beaucoup les faire exploser.
Asahi prit place dans le siège de pilotage.
— Positions. Léz ?
— Présent et déjà inquiet.
— Alexis ?
— Présent et déjà heureux.
— Droïde ?
Le petit robot surgit derrière le fauteuil.
— Je suis attaché, Capitaine Légende !
Asahi regarda les cinq sangles de sécurité qui
l'entouraient.
— Cinq harnais ?
— J'ai appris de mes erreurs.
Le combat dura trente-deux secondes.
Alexis considéra personnellement qu'il s'agissait
d'un excellent échauffement.
Le premier pirate tenta d'ouvrir le feu. Le canon
« Bisou Explosif » répondit.
Le pirate cessa immédiatement toute activité
professionnelle.
Le second essaya de fuir. Erreur classique. Une
erreur qui dura exactement six secondes. Puis il se transforma en nuage
lumineux.
— C'est terminé ? demanda Droïde.
— Oui, répondit Asahi.
— Déjà ?
— Alexis était motivé.
— J'étais contrarié, répondit Alexis.
— À cause du tiroir ?
— À cause du tiroir.
Quelques instants plus tard, Asahi traversait
l'écoutille du transport civil.
L'intérieur était plongé dans une semi-obscurité.
L'air sentait le métal brûlé, la peur et la poudre énergétique. Des impacts
couvraient les cloisons, des caisses éventrées jonchaient le sol.
Plus loin. Des corps. Trois pirates. Morts.
Asahi siffla doucement.
— Merde.
Une voix résonna dans le noir.
— Ne bougez pas !
Il leva immédiatement les mains.
Une jeune femme apparut derrière une cloison, un
pistolet énergétique pointé droit sur lui. Ses cheveux châtains retombaient en
désordre sur ses épaules. Une longue traînée de sang tachait sa manche gauche.
Son visage était pâle.
Fatigué.
Mais ses yeux verts restaient incroyablement
déterminés.
— Qui êtes-vous ?
— Les secours.
Elle plissa les yeux.
— Vous ressemblez davantage à des criminels.
— Les deux ne sont pas incompatibles.
Pendant une seconde, elle sembla hésiter, puis
son arme s'abaissa légèrement.
— Les pirates ? dit-elle.
— Disparus.
— Tous ?
— Ceux de dehors.
Elle fronça les sourcils.
— Ceux de dehors ?
— Oui.
Parce que ceux de dedans...
Asahi se tourna brusquement. Deux silhouettes
venaient de bouger derrière elle. Deux pirates, blessés, mais bien vivants.
Et surtout armés.
— Attention ! cria-t-il.
Elle se retourna.
Trop tard.
Le premier pirate bondit. Le second leva son
arme. Asahi réagit instantanément.
Un pas.
Une rotation.
Un coup de pied retourné.
Le pirate percuta une cloison.
Un craquement sec résonna.
Le second tira.
Asahi se baissa.
L'énergie traversa la pièce.
Il attrapa le bras du pirate.
Le tordit.
Le projeta par-dessus son épaule.
L'homme s'écrasa contre une caisse métallique.
Puis ne bougea plus.
Le silence revint.
La femme fixait Asahi.
— Pas mal.
Asahi rajusta tranquillement sa veste.
— J'ai mes moments.
— Tu fais ça souvent ?
— Le mardi.
— On est jeudi.
— Alors aujourd'hui c'était exceptionnel.
Pour la première fois depuis leur rencontre, la
femme sourit, et sans vraiment comprendre pourquoi... Asahi eut l'impression
que cet épisode allait lui attirer énormément d'ennuis.
Le trajet de retour vers La Forteresse fut calme.
Trop calme.
Assise dans le petit module de transport, la
jeune femme gardait son pistolet posé sur les genoux.
Par prudence. Ou par habitude. Difficile à dire.
Asahi pilotait avec son insouciance habituelle.
C'est-à-dire qu'il pilotait d'une main tout en essayant de faire tenir une
carte à jouer en équilibre sur son nez.
— Vous faites ça souvent ?
— Quoi ?
— Sauver des inconnus.
— Non.
— Ah.
— D'habitude on provoque plutôt les catastrophes.
Elle éclata de rire malgré elle.
Asahi sourit. Bon signe. Très bon signe.
Quelques minutes plus tard, le module pénétra
dans le hangar principal de La Forteresse.
La jeune femme s'attendait à beaucoup de choses.
Un vaisseau rebelle ultramoderne.
Une base secrète sophistiquée.
Des installations militaires.
Elle n'était pas préparée à ça.
L'intérieur ressemblait à un entrepôt ayant
survécu à plusieurs guerres, deux incendies, trois déménagements et un
tremblement de terre.
Des câbles couraient partout. Des tuyaux
traversaient le plafond. Une odeur persistante de friture et de métal chaud
flottait dans l'air.
Quelque part, une machine produisait un bruit
inquiétant.
— Elle fait souvent ce bruit ? demanda-t-elle.
— Lequel ?
— Le "clong-clong-krrrrr-boum".
Asahi réfléchit.
— Ah oui.
— C'est normal ?
— Je crois.
— Tu crois ?
— Alexis dit que oui.
— Et s'il se trompe ?
— Alors on explosera.
Elle resta silencieuse.
— Tu plaisantes ?
— La plupart du temps.
— La plupart ?
— Soixante-dix pour cent.
— Ce n'est pas rassurant.
— Bienvenue à bord.
- À SUIVRE ! -
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“Rêver est un protocole d’expansion de l’univers.”














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