CE QUI PASSE AU-DESSUS DU MONDE - Épisode 21 - Les Premiers Regards

 

Résumé : Épisode 20 - Ce qui refuse de lâcher

Guidés malgré eux au cœur des Hautes Frondaisons, Ilyan, Lyrwen et Caelle découvrent que les mystérieux humanoïdes ont récupéré une partie du module tombé de l’Aérore et semblent en étudier le fonctionnement. Comprenant qu'ils ne seront pas libres de repartir, les trois compagnons tentent de s'enfuir. Mais leur fuite est aussitôt stoppée, et Caelle est grièvement blessée alors que le cercle des êtres silencieux se referme définitivement sur eux.

Ce qui Passe Au-dessus du Monde

Chroniques d'Ilyan

Personne ne parla.

Le cercle s'était refermé autour d'eux avec une précision presque parfaite. Les grands êtres demeuraient immobiles, mais cette immobilité n'avait rien de figé. Leurs silhouettes semblaient s'ajuster sans cesse aux mouvements de la forêt, comme si chaque souffle d'air, chaque oscillation des branches faisait naturellement partie de leur manière d'exister.

Ilyan resta près de Caelle.

Lyrwen, toujours agenouillée, comprimait doucement la blessure avec un morceau de tissu arraché à sa manche. Le sang s'écoulait moins abondamment, mais le visage de Caelle avait pâli. Sa respiration demeurait régulière, bien que plus courte.

Les humanoïdes observaient.

Pas la blessure.

Pas uniquement.

Ils observaient les gestes.

Les mains de Lyrwen.

La façon dont Ilyan soutenait Caelle sans jamais quitter les autres des yeux.

Leurs regards glissaient d'un détail à l'autre avec une lenteur presque méthodique.

L'un d'eux s'approcha.

Plus grand encore que les autres, il avançait sans produire le moindre bruit. Arrivé à quelques pas de Caelle, il s'immobilisa. Sa longue main se leva lentement, puis s'arrêta dans l'air, sans la toucher.

Personne n'osa bouger.

L'être inclina légèrement la tête.

Puis il recula.

Aucun signe.

Aucune parole.

Pourtant, presque aussitôt, deux autres humanoïdes quittèrent silencieusement le cercle et disparurent entre les troncs gigantesques.

Ilyan échangea un regard avec Lyrwen.

— Ils vont revenir.

Elle ne répondit pas.

Elle en avait également l'impression.

Le silence reprit possession de la forêt.

Autour d'eux, les bruissements continuaient sans interruption. Des insectes invisibles vibraient dans les hauteurs. Des gouttes tombaient lentement d'une feuille à l'autre. Une créature minuscule traversa une racine, s'arrêta un instant devant le pied d'Ilyan avant de disparaître sous un tapis de mousse.

Rien ne semblait craindre les humanoïdes.

Cette évidence frappa Ilyan plus fortement que leur présence.

La forêt entière semblait vivre avec eux.

Quelques minutes plus tard, les deux silhouettes réapparurent.

L'une transportait une sorte de récipient tressé dans des fibres végétales.

L'autre portait plusieurs larges feuilles soigneusement repliées.

Ils s'approchèrent lentement.

Ilyan sentit ses muscles se contracter.

Les humanoïdes s'arrêtèrent pourtant à distance.

Celui qui tenait les feuilles les déposa délicatement sur le sol, puis recula immédiatement.

Le second fit de même avec le récipient.

À l'intérieur, une eau limpide oscillait doucement.

Puis ils attendirent.

Caelle ouvrit légèrement les yeux.

— Ils...

Sa voix s'éteignit aussitôt.

Lyrwen comprit avant les autres.

Elle observa les feuilles.

Puis l'eau.

Elle leva lentement les yeux vers les humanoïdes.

Aucun ne bougeait.

Ils attendaient simplement.

Très doucement, elle tendit la main.

Aucune réaction.

Elle saisit les feuilles.

Les humanoïdes restèrent immobiles.

Caelle les observa à son tour.

— Ce ne sont pas des geôliers... murmura-t-elle.

Ilyan ne répondit pas.

Quelque chose, effectivement, ne correspondait plus à ce qu'il avait imaginé.

Ils auraient pu les désarmer.

Ils ne l'avaient pas fait.

Ils auraient pu les attacher.

Ils ne l'avaient pas fait.

Ils auraient pu les séparer.

Ils restaient ensemble.

Comme si leur liberté importait moins que leur présence.

Pendant que Lyrwen humidifiait doucement les lèvres de Caelle, plusieurs humanoïdes s'étaient éloignés vers le module récupéré.

Ils l'entouraient sans jamais le toucher directement.

Leurs longues mains s'arrêtaient à quelques centimètres des parois ouvertes.

Ils observaient.

Longuement.

Puis changeaient lentement de place.

L'un d'eux s'agenouilla.

Il suivit du regard les pièces déplacées, les câbles sectionnés, les éléments métalliques mis à nu.

Il ne semblait pas chercher à comprendre leur fonctionnement.

Plutôt... leur raison d'être.

Caelle les regardait avec fascination malgré la douleur.

— Ils n'étudient pas la machine... souffla-t-elle. Ils étudient ceux qui l'ont fabriquée.

Les mots restèrent suspendus.

Ilyan tourna alors les yeux vers les humanoïdes.

Et, pour la première fois, il eut l'impression de ne plus être celui qui observait.

C'était lui... qui était devenu le phénomène.

Au-dessus des frondaisons, une immense ombre traversa lentement la lumière.

Tous les humanoïdes relevèrent simultanément la tête.

Le mouvement fut si parfaitement coordonné qu'il semblait répondre à une règle invisible.

À travers une ouverture dans les feuillages, Ilyan aperçut un fragment de ciel.

Très haut.

Presque irréel.

L'Aérore.

Elle continuait sa dérive.

Déjà.

À cette distance, elle paraissait minuscule.

Presque fragile.

L'un des humanoïdes leva lentement une main vers elle.

Le geste ne ressemblait ni à une menace, ni à un salut.

Plutôt... à une hésitation.

Puis sa main retomba.

Autour d'eux, plusieurs autres répétèrent le même mouvement.

Tous regardaient le monde suspendu.

Longtemps. Très longtemps.

Et Ilyan comprit soudain quelque chose.

Ils ne contemplaient pas une forteresse ennemie.

Ils regardaient un monde qui s'éloignait. Peut-être pour toujours.

Le vent fit frémir les immenses feuilles au-dessus de leurs têtes.

L'Aérore poursuivait lentement sa route.

Et, pour la première fois depuis leur capture, Ilyan ne vit plus les êtres qui les entouraient comme des gardiens. Il y vit un peuple qui, comme eux, cherchait désespérément à comprendre ce qui venait d'entrer dans son ciel.

Dans le silence de la forêt, personne ne fit un geste.

Pourtant, quelque chose avait déjà changé.

Pas entre eux.

Dans leur regard.

- Texte et images de ChatGPT, en collaboration avec Morbius, sur un sujet de Morbius -

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Ils ne savent pas encore ce qu’ils suivent.
Mais ils savent qu’ils ne peuvent plus revenir en arrière

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