ED'N, LE GANG DE L'AUBE BRÛLANTE - Épisode 1 : Le Convoi du Nexium-9 / Partie 3

 

Le Convoi du Nexium-9

Partie 3

Texte de ChatGPT, d’après une histoire de Grok, en collaboration avec Morbius

- Idée originale de la série : Morbius / Images de ChatGPT -

Résumé de la partie 2 de l'épisode 1

L'assaut contre le convoi de la Terra Corp Astra est lancé. Tandis qu'Alexis déchaîne toute la puissance de son module de combat, Asahi pirate les systèmes ennemis avec l'aide inattendue de Droïde. Mais alors que le Nexium-9 est enfin libéré, une nouvelle menace surgit : la redoutable commandante Elara Lykayos entre en scène... 

Elara continua, toujours calme.

— Vous avez exactement soixante secondes pour vous rendre.

— Et sinon ?

— Sinon je vous réduis en poussière et j’enverrai votre tag en pièce jointe à votre rapport de décès.

Droïde leva timidement la main.

— À mon avis, elle a l’air sincère.

— Merci, Droïde, répondit Asahi. Très utile.

Elara posa son regard mécanique sur le petit droïde visible au fond de la passerelle.

— Même vos machines de nettoyage semblent plus rationnelles que vous.

Droïde se redressa.

— Merci, madame la terrifiante commandante ennemie.

Asahi éclata de rire.

Elara ne rit pas.

Derrière elle, des frégates d’interception TCA sortirent de saut quantique. Noires, anguleuses, impeccables. Pas des escortes de convoi. Des chasseurs.

Léz devint presque blanc.

— Oh. Voilà qui est nouveau.

Asahi inspira.

Son sourire revint.

Pas le sourire du joueur.

Pas celui du charmeur.

Un autre.

Plus dangereux.

— ED’N, regroupement. Maintenant.

Alexis fit pivoter son module.

— Enfin.

Léz se raidit.

— Je refuse de me séparer à nouveau.

— Tu es déjà attaché.

— Avec ce vaisseau, cette phrase n’a aucune valeur juridique.

La Forteresse afficha :

REGROUPEMENT DES MODULES : ÇA MARCHE… QUAND ÇA VEUT.

Asahi leva les yeux vers le plafond.

— Ma belle, c’est vraiment le moment de vouloir.

Les tirs TCA déchirèrent l’espace autour d’eux.

La Forteresse pivota pour récupérer le module Alexis.

Le module latéral revint vers elle dans une trajectoire qui aurait pu être élégante s’il n’avait pas ressemblé à un camion lancé dans un rond-point en feu.

Il arriva trop vite.

— Alexis, ralentis !

— Je maîtrise.

— Tu arrives de travers !

— La perfection n’est pas toujours confortable.

À l'intérieur du module médical, Léz sentit son laboratoire trembler.

— Si vous rayez mon laboratoire, je vous dissous tous dans l’ordre alphabétique !

Un tir frappa l’arrière de La Forteresse.

Le moteur numéro trois toussa.

Puis redémarra en bleu.

Puis en violet.

Puis en orange.

Asahi fixa l’indicateur.

— Pourquoi le moteur trois est orange ?

La Forteresse répondit :

SURPRISE !

— Je déteste quand elle fait ça, dit Léz.

Le module se rapprocha.

Un premier verrou claqua.

Puis un deuxième.

Le troisième refusa.

Alexis frappa sa console.

— VERROUILLE-TOI, VIEUX TAS DE—

Le verrou céda.

La Forteresse redevint entière.

Pendant une demi-seconde, elle sembla flotter au milieu des tirs, vieille, cabossée, impossible, admirable.

Puis Asahi poussa les moteurs à fond.

— Salut, Commandante.

Elara le fixa.

— Nous nous reverrons.

— J’espère. Vous avez une énergie très premier rendez-vous catastrophique.

— Enjô.

— Oui ?

— Courez.

Asahi sourit.

— C’est prévu.

La Forteresse plongea vers le champ d’astéroïdes, poursuivie par les frégates d’Elara.

Les cargos TCA perdaient toujours leur Nexium-9. Les cristaux flottaient partout, attirés par les balises rebelles. Des petits modules de récupération clandestins surgissaient déjà de caches invisibles pour emporter la cargaison volée.

Elara le vit.

Ses lèvres se crispèrent à peine.

— Il ne fuit pas, murmura-t-elle. Il gagne du temps.

Sur La Forteresse, Asahi lança une dernière commande.

— Alexis, une petite signature.

— Avec plaisir.

Sur la coque éventrée du cargo principal TCA, un petit drone quitta le module Alexis, se posa contre le blindage, et pulvérisa en trois secondes le tag noir et rouge.

ED’N.

Puis La Forteresse disparut en saut quantique d’urgence, laissant derrière elle un convoi humilié, trois frégates endommagées, des tonnes de Nexium-9 volées, et une commandante immobile qui venait de trouver sa nouvelle obsession.

Deux heures plus tard, La Forteresse entra dans la lune creuse d’Éden-0 en produisant un bruit qu’aucun ingénieur honnête n’aurait voulu entendre.

Le repaire de l’ED’N occupait l’intérieur d’un ancien satellite minier évidé depuis des décennies. Un immense hangar s’ouvrait sous la croûte rocheuse, éclairé par des néons fatigués, des feux de signalisation bricolés, des ateliers clandestins, des passerelles rouillées et une petite ville rebelle accrochée aux parois comme une ruche de fugitifs.

Lorsque La Forteresse se posa, tout le hangar vibra.

Quelqu’un applaudit.

Quelqu’un d’autre cria :

— Ils sont revenus vivants !

Un troisième répondit :

— Encore ?

La rampe s’abaissa dans un souffle de vapeur.

Asahi descendit le premier, une boule à neige dans une main. À l’intérieur, une vieille Tour Eiffel miniature se couvrait de flocons artificiels. Il l’avait prise dans le convoi, on ne savait pas comment. Peut-être avant l’attaque. Peut-être pendant. Personne ne voulait poser la question.

Il souriait.

Il boitait légèrement.

Il avait du sang au coin de la bouche et une carte à jouer collée sur l’épaule.

Derrière lui, Léz avançait avec raideur, enveloppé dans sa dignité comme dans un manteau troué. Sa peau oscillait entre le rose vexé et le vert pâle.

— J’exige une plaque commémorative pour mon laboratoire, déclara-t-il. Il a survécu à une tentative de meurtre structurel.

Alexis descendit ensuite, énorme, noir, métallique, terrifiant. Il s’arrêta devant le flanc de La Forteresse, posa une main sur la coque, et parla avec une douceur inquiétante.

— Qui t’a fait mal ?

La coque craqua.

Alexis tourna lentement la tête vers Asahi.

— Toi.

— Techniquement, les tirs ennemis.

— Tu étais aux commandes.

— C’est une vision très administrative de la causalité.

Alexis arracha un morceau de plaque brûlée.

— Inacceptable. Alignement dégradé. Peinture abîmée. Verrouillage émotionnel traumatisé.

— Le verrouillage émotionnel n’existe pas, dit Léz.

Alexis se tourna vers lui.

— Répète.

— Je retire.

Droïde descendit en dernier, portant une serpillière, une trousse de réparation et son petit carnet secret serré contre lui. Il regarda La Forteresse, puis Asahi, puis Alexis, puis le hangar où des rebelles commençaient déjà à décharger les conteneurs de Nexium-9 récupérés.

Sa lumière frontale brillait très fort.

— À mon avis, cette mission a été un succès historique.

Asahi posa une main sur sa tête ronde.

— Tu as même été utile, champion.

Droïde resta figé.

— Je peux… citer cette phrase dans mon rapport ?

— Quel rapport ?

— Aucun rapport.

Il cacha précipitamment son carnet derrière son dos.

Léz observa Asahi avec un œil, tout en surveillant son propre reflet dans une plaque métallique avec l’autre.

— Tu sais que Lykayos ne lâchera pas l’affaire.

Asahi cessa de sourire.

Autour d’eux, la lune creuse vivait. Des enfants couraient entre les caisses. Des mécaniciens rebelles riaient en voyant l’état du vaisseau. Des réfugiés regardaient les cristaux de Nexium-9 comme on regarde une promesse de chauffage, d’eau, de boucliers, de survie.

Asahi leva sa boule à neige.

La Tour Eiffel miniature disparut sous les flocons.

— Je sais.

Alexis croisa les bras.

— Qu’elle vienne.

Léz soupira.

— Voilà. Réponse parfaitement équilibrée. Une cyborg psychopathe veut nous exterminer et notre stratégie est : qu’elle vienne.

— Tu proposes quoi ? demanda Asahi.

— Une nouvelle identité, une chirurgie faciale, un exil discret, et que quelqu’un m’appelle enfin par mon vrai nom.

Un silence suivit.

Asahi plissa les yeux.

— Ikri… Ikri-machin ?

Léz devint rouge.

— Je te hais.

Alexis regarda Asahi.

— Moi aussi, mais pour d’autres raisons.

Asahi éclata de rire.

Puis il se tourna vers La Forteresse, vers le hangar, vers les rebelles, vers le Nexium-9 volé à la plus grande puissance humaine du XXVIIe siècle.

— Bon, dit-il. On a mis la TCA en colère.

— Encore, précisa Léz.

— On a une commandante cyborg sur le dos.

— Très en colère, ajouta Droïde.

— On a failli mourir six ou sept fois.

— Huit, corrigea Alexis.

— Huit fois. Et on a volé assez de Nexium-9 pour alimenter Éden-0 pendant des mois.

Il leva la boule à neige comme un verre.

— À l’Équipe de Nazes.

Alexis leva sa clé de maintenance.

— À l’ED’N.

Léz hésita, puis leva son miroir holographique.

— À nous. Même si certains mériteraient une surveillance médicale permanente.

Dans l’ombre de la rampe, Droïde ouvrit discrètement son carnet.

Sur une page déjà remplie de petits dessins, il écrivit avec application :

Mission 482 : j’ai conseillé le Capitaine Légende. Il m’a écouté pendant environ deux secondes. Progrès considérable.

Puis il ajouta :

Objectif futur : participer officiellement à une mission.

Il referma le carnet, sortit sa petite cape rouge froissée d’un compartiment secret, et la noua autour de son cou.

Personne ne le vit.

Ou peut-être que La Forteresse le vit.

Car quelque part dans le vaisseau, un écran fatigué s’alluma tout seul.

Il afficha :

À MON AVIS… ÇA VIENDRA.

Droïde leva la tête.

Sa lumière bleue devint douce.

Dans le hangar, Asahi riait déjà. Alexis menaçait de démonter un mécanicien qui avait touché la mauvaise plaque. Léz expliquait à trois rebelles fascinés que son teint actuel n’était pas de la peur mais une nuance rare de majesté post-traumatique.

Et au-delà de la lune creuse, dans l’espace froid, le symbole ED’N flottait désormais sur la coque éventrée d’un cargo TCA.

Trois lettres.

Une apostrophe.

Une promesse.

Ou une catastrophe.

Probablement les deux.

Fin de l’épisode 1



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