CE QUI PASSE AU-DESSUS DU MONDE - ÉPISODE 17 - Feux venus d'En Bas

 

Résumé : Épisode 16 — Ce qui ne peut pas être dit
En quittant le Conseil, Ilyan comprend que Vaëner avait découvert une vérité bien avant lui. Tandis que Lyrwen et Caelle l'accompagnent sous une pluie persistante, tous réalisent qu'ils sont désormais surveillés. Serrant le capteur confié par Vaëner, Ilyan accepte enfin l'idée que leur destin les conduira inévitablement vers En Bas.

Ce qui passe au-dessus du monde

Feux venus d’En Bas

La nuit était claire.

Après des heures de pluie, l’air semblait lavé, plus net, plus profond. Les nuages s’étaient dispersés, laissant apparaître un ciel dense d’étoiles. Au-dessus de l’Aérore, une lune pâle étendait une lumière froide sur les structures, les champs, les parois rocheuses.

Tout paraissait immobile.

Comme suspendu.


Ilyan dormait mal.

Le sommeil venait par fragments, sans jamais s’installer complètement. Des images revenaient, mêlées, confuses : la gorge, le son, le Conseil, le regard posé sur Lyrwen.

Et Vaëner.

Toujours.


Le premier choc le réveilla. Pas un bruit clair. Plutôt une vibration.

Quelque chose qui avait traversé la roche, le métal, l’air lui-même.

Il ouvrit les yeux brusquement. Dans l’obscurité de la pièce, tout semblait encore à sa place.

Puis un second impact résonna.

Plus proche.

Plus lourd.


— Ilyan ?

La voix venait de l’autre côté de la pièce.

Sa mère.

Déjà réveillée.


Un troisième choc.

Cette fois, accompagné d’un bruit de pierre brisée.

Puis un cri, au loin.


Ilyan se redressa.

— Ça vient d’où ?

Mais personne ne répondit.


Il se leva, traversa la pièce en quelques pas et ouvrit la porte.

L’air nocturne le frappa immédiatement. Froid. Vif. Et chargé d’une odeur nouvelle.

Quelque chose brûlait. Il sortit.


Le ciel était toujours là. Immobile. Magnifique. Et pourtant…


Une lumière fendit l’air. Brève. Incandescente.

Elle monta depuis l’obscurité en contrebas, traçant une trajectoire imparfaite, presque hésitante.

Puis elle s’écrasa contre une structure à flanc de paroi.

Une gerbe d’étincelles éclata.

Un pan de pierre se détacha.


Ilyan resta figé.


Une seconde lumière apparut.

Puis une troisième.

Puis plusieurs.


— Qu’est-ce que…


Derrière lui, des portes s’ouvraient.

Des voix s’élevaient.

Des pas précipités résonnaient sur les passerelles.


Les lumières continuaient d’arriver. Des dizaines. Projetées depuis En Bas.


Elles montaient en arcs irréguliers, portées par une force brutale, imprécise. Certaines retombaient avant d’atteindre l’Aérore, disparaissant dans la nuit. D’autres frappaient les falaises, les structures, les champs suspendus.

L’une d’elles s’écrasa dans une zone cultivée.

Un instant de silence.

Puis les flammes.


Le feu se propagea rapidement, attisé par le vent.

Une ligne orangée se dessina dans l’obscurité.

Puis une autre.


— Au feu !

Le cri se répercuta d’une passerelle à l’autre.


Ilyan descendit les premières marches sans réfléchir.

Autour de lui, tout s’accélérait.

Des silhouettes couraient.

Des seaux étaient tirés, des couvertures arrachées, des voix tentaient d’organiser quelque chose qui échappait déjà à toute organisation.


Une nouvelle boule de feu passa au-dessus de lui.

Il leva la tête.

Elle venait de loin.

Très loin.


En Bas.


Lyrwen apparut à l’autre bout de la passerelle.

Elle l’avait vu.

Elle s’approcha rapidement.

— Ilyan—

Une explosion plus proche les fit sursauter.

Une habitation, plus loin, venait d’être touchée. Le toit avait pris feu. Une fumée épaisse montait dans la nuit claire.


Caelle les rejoignit presque aussitôt.

— Ça vient d’en bas, dit-elle, essoufflée.

— On avait compris.

— Non, reprit-elle. Pas comme ça.

Elle désigna l’horizon.


Ilyan suivit son geste.


Au-delà des falaises, bien plus bas, quelque chose bougeait.

Des points lumineux.

Nombreux.

Organisés.


Pas un phénomène.

Pas un accident.


— Ils nous visent, murmura-t-il.


Un autre projectile s’écrasa contre la paroi, plus proche cette fois. Des fragments de roche tombèrent dans le vide.

Le feu gagnait du terrain dans les champs.

Des silhouettes tentaient de contenir les flammes, formant des chaînes improvisées.


— Pourquoi ? demanda Lyrwen.


Ilyan ne répondit pas tout de suite.

Il regardait.

Il cherchait.


— Parce qu’on est là, finit-il par dire.


Le vent tourna légèrement. La fumée se dispersa.

La lune éclairait désormais une partie plus large de l’Aérore.


On voyait les impacts.

Les traces noires.

Les débuts d’incendie.

La panique contenue.


Mais on voyait aussi autre chose.


La dérive continuait.


L’Aérore ne s’était pas arrêtée.


Une dernière boule de feu monta.

Plus haute que les autres.

Plus lente.

Elle sembla hésiter un instant au sommet de sa trajectoire.

Puis retomba.


Elle manqua sa cible.

Et disparut dans l’obscurité.


Peu à peu, les tirs se firent plus rares.

Puis cessèrent.


Le silence revint.

Brisé seulement par le crépitement des flammes.


Ilyan resta immobile.

Les yeux toujours tournés vers le bas.


— Ils ont peur, dit-il.


Personne ne répondit.


Lyrwen se tenait près de lui.

Très près.

Sans le toucher.


Mais cette fois, il le sentit.

- Texte et images de ChatGPT, en collaboration avec Morbius, sur un sujet de Morbius -

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Ils ne savent pas encore ce qu’ils suivent.
Mais ils savent qu’ils ne peuvent plus revenir en arrière


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