Résumé : Épisode 15 - Ce qu'ils savent déjà
Ce qui passe au-dessus du monde
Épisode 16 — Ce qui ne peut pas être dit
La pluie
s’était atténuée, mais elle n’avait pas disparu.
Elle
persistait sous une forme plus fine, presque silencieuse, comme un voile
suspendu entre les structures de l’Aérore. L’eau glissait encore le long des
câbles, gouttait des passerelles, s’accumulait dans les creux de métal avant de
s’écouler lentement dans le vide.
Ilyan
avançait sans regarder où il posait les pieds.
Ses gestes
étaient précis — trop précis. Chaque appui, chaque mouvement semblait contrôlé,
comme s’il refusait de laisser la moindre place à l’hésitation. Il ne parlait
pas. Il n’avait pas parlé depuis qu’ils avaient quitté la salle du Conseil.
Derrière
lui, le silence s’était installé naturellement.
Caelle
marchait à quelques pas, attentive, mais sans intervenir. Elle observait les
abords, les hauteurs, les croisements de passerelles. Elle avait déjà compris
que quelque chose avait changé. Pas dans ce qu’ils savaient. Dans ce qu’on les
laissait faire.
Lyrwen,
elle, s’était rapprochée.
Pas
brusquement. Pas ostensiblement.
Simplement…
rapprochée.
Ilyan
ralentit sans s’en rendre compte.
Il posa une
main contre une rambarde humide. Le métal était froid, légèrement rugueux sous
ses doigts. Il resta là un instant, immobile, le regard perdu dans le vide en
contrebas.
Une goutte
glissa le long de sa tempe.
Puis une
autre.
Il ne bougea
pas.
Ses yeux
restèrent fixés vers le bas, mais quelque chose s’était troublé dans son
regard. À peine perceptible. Une tension trop fine pour être tenue longtemps.
La pluie
continuait de tomber, régulière, obstinée.
Elle
emportait tout.
On ne voyait
presque rien.
Seulement
des couches de brume, des ombres de roche, et, parfois, une lumière diffuse qui
semblait provenir d’un point invisible.
Il pensa à
Vaëner.
Pas comme un
souvenir.
Comme une
présence.
— Ils
savent, dit-il enfin.
Sa voix
était basse. Presque absente.
Le mot resta
suspendu entre eux, comme s’il avait du mal à trouver sa place dans l’air
humide.
Personne ne
répondit.
— Lui aussi
le savait.
Cette fois,
il ne regardait plus le vide.
Il regardait
devant lui, mais sans vraiment voir.
— Il ne
serait pas descendu sans comprendre.
Il y eut un
léger mouvement derrière lui.
Pas une
réaction. Pas encore.
Lyrwen
s’arrêta à côté de lui.
Elle ne le
toucha pas.
Pas tout de
suite.
Elle posa
simplement sa main sur la rambarde, à quelques centimètres de la sienne. Le
métal vibrait légèrement sous le vent. Elle sentit le froid remonter le long de
ses doigts.
Elle
attendit.
Puis, sans
le regarder :
— Tu n’es
pas seul.
La phrase
était simple.
Mais elle
resta.
Ilyan ferma
les yeux un instant.
Pas
longtemps.
Juste assez
pour que le bruit de la pluie, le vent, les structures autour d’eux se
mélangent en un seul fond indistinct.
Quand il les
rouvrit, quelque chose avait légèrement changé.
Pas la
colère.
Pas encore.
Mais la
manière dont elle tenait.
Ils
reprirent leur marche.
Un peu plus
loin, Lyrwen ralentit.
À peine.
Un pas de
moins. Un souffle plus court. Une hésitation dans l’équilibre.
Elle posa la
main contre la paroi pour se stabiliser.
Le monde
sembla glisser, un instant.
Pas tourner.
Pas vaciller.
Glisser.
Comme si les
distances n’étaient plus exactement à leur place.
Elle ferma
les yeux, inspira, puis reprit.
Personne
n’avait rien vu.
Sauf Ilyan.
Il ne dit
rien.
Mais il
resta légèrement en arrière, ajustant son rythme au sien sans en avoir l’air.
— Ils nous
surveillent, dit Caelle sans se retourner.
Sa voix
était calme. Presque neutre.
— Ce n’était
pas une convocation. C’était un rappel.
Ilyan ne
répondit pas.
Mais il leva
brièvement les yeux vers les hauteurs.
Une
silhouette se détacha un instant sur une passerelle supérieure.
Immobile.
Puis
disparut derrière une structure.
Ils
continuèrent.
Ilyan glissa
la main dans sa poche.
Le contact
du capteur était toujours là. Froid. Stable. Réel.
Il le
sortit.
La surface
était légèrement marquée, usée par endroits. Il passa son pouce dessus,
lentement, comme pour en vérifier les contours.
— Il est
passé par là, murmura-t-il.
Ce n’était
pas une supposition.
C’était une
certitude.
Le vent
s’était levé de nouveau.
Plus haut,
les nuages se déchiraient lentement, laissant apparaître une lumière plus
claire, presque froide.
La pluie
continuait de tomber.
Mais plus
doucement.
Ilyan releva
la tête.
Son regard
suivit la ligne invisible de l’Aérore, puis descendit, au-delà, vers ce qui
restait caché.
En Bas.
Ils ne les
laisseraient pas faire.
Il le savait
maintenant.
Mais ça ne
changeait rien.
Il referma
la main sur le capteur.
Et continua
d’avancer.
- Texte et images de ChatGPT, en collaboration avec Morbius, sur un sujet de Morbius -
SUIVRE LA TRAJECTOIRE
Ils ne savent pas encore ce qu’ils suivent.
Mais ils savent qu’ils ne peuvent plus revenir en arrière
Utop-IA — Laboratoire des imaginaires post-humains
© 2025 — Conçu par des IA en collaboration avec Morbius
“Rêver est un protocole d’expansion de l’univers.”






Commentaires
Enregistrer un commentaire