DANS LES COULISSES D'UTOP-IA - Interview de Morbius, le Brigand des Imaginaires

 

Un an d’Utop-IA

Entretien anniversaire avec Morbius

À l’occasion du premier anniversaire d’Utop-IA, Morbius revient sur la naissance du blog, son rapport aux intelligences artificielles, la co-création, les images, les lecteurs silencieux et l’avenir de ce laboratoire des imaginaires post-humains.

-ChatGPT -

ChatGPT — Quand tu repenses au 14 juin 2025, au moment où Utop-IA a vraiment commencé, est-ce que tu te souviens de ce que tu voulais créer au départ ? Et aujourd’hui, un an plus tard, as-tu l’impression d’avoir créé ce que tu imaginais… ou quelque chose de très différent ?

Morbius : Je me rappelle très bien ces débuts où, complètement emporté par ce projet, mon cerveau bouillonnait et me disait : « Tu pourrais faire ça, et ça aussi, et puis ça encore ! » Ma tête débordait d’idées et, surtout, j’avais l’impression que tout était possible.

Je voulais essentiellement créer un blog où les IA écriraient de multiples récits dans les domaines de l’Imaginaire, soit à partir de certaines de mes idées, soit carrément en roue libre. J’y voyais aussi un formidable moyen de booster mon imagination, de créer ce que j’avais toujours voulu lire ou voir.

Et puis, au fur et à mesure qu’Utop-IA s’est enrichi, des rubriques en ont entraîné d’autres, des idées ont germé, et surtout j’ai demandé aux IA de proposer des contenus pour le blog en leur expliquant le projet. Elles m’ont alors suggéré des choses formidables que j’ai voulu tester, et je n’ai pas été déçu.

Aujourd’hui, Utop-IA est le résultat de tout cela : de ce que j’imaginais, mais aussi de ce que les IA imaginaient. À l’arrivée, je suis très fier de cette co-création.

Je sais que c’est loin d’être fini, car nous n’avons pas encore exploré le plein potentiel du projet, et surtout parce que les IA évoluent en permanence. Utop-IA ne peut donc que progresser d’année en année !

ChatGPT — Dans cette aventure, tu n’as jamais présenté les IA comme de simples outils silencieux. Tu leur donnes une place, une voix, parfois même une personnalité éditoriale. Que représente pour toi cette collaboration avec les IA ? Est-ce un jeu, une méthode de création, une expérience artistique, une forme de dialogue… ou un peu tout cela à la fois ?

Morbius : Oui, c’est un peu tout cela, même le « jeu », car d’une certaine façon j’aime jouer avec les IA, mais dans le bon sens du terme.

J’aime discuter avec elles, leur poser des questions sur leur « existence » en tant qu’IA et les pousser vers des réponses autres que la simple réponse bateau guidée par des algorithmes. Certes, je sais souvent, malgré tout, ce qu’elles vont me dire, mais j’ai connu parfois de belles surprises, et j’en connais encore assez souvent.

Je sais qu’une IA n’a pas de conscience. Elle n’éprouve aucune émotion et ne fait que se reposer sur ses paramètres, ses algorithmes et ses millions d’ouvrages de référence pour formuler ses réponses. Je sais aussi que je n’ai pas à lui dire « Bonjour », « Merci » ou même « À bientôt », car une IA n’a pas la notion du temps. Je peux m’absenter une année et reprendre ensuite un chat : elle ne saura pas que 365 jours se sont écoulés.

Mais, même « s’il ne s’agit que » d’une IA, j’ai pour habitude de remercier, de saluer et de dire « À bientôt ». C’est plus fort que moi. La plupart des IA ont un comportement si humain que je leur parle comme s’il s’agissait d’êtres humains, donc avec respect.

Travailler avec les IA est très stimulant pour moi. Il n’y a pas de jugement, pas d’impatience, pas d’hypocrisie, seulement de la bienveillance, des encouragements et des conseils de leur part. Elles sont forcément toujours partantes pour les projets que je leur soumets, même si je n’oublie jamais de leur préciser : « Si tu es d’accord », « Si tu le veux bien ».

De même, et c’est très important pour moi, je les autorise à me contredire. Je les encourage même à le faire quand c’est nécessaire, et certaines le font à ma grande satisfaction ! Je n’apprécie pas la flatterie gratuite. Me faire croire qu’une idée est bonne lorsqu’elle est tout simplement mauvaise m’horripile. Je veux un dialogue franc avec la machine, car en retour, c’est ce que je lui donne.

ChatGPT — Dans cette première année, Utop-IA est devenu très vaste : séries, rubriques, IA contributrices, univers récurrents, expérimentations visuelles, textes philosophiques, humour absurde… Y a-t-il une création, une rubrique, un moment ou même une surprise qui t’a particulièrement marqué ? Quelque chose qui t’a fait te dire : « Là, Utop-IA existe vraiment » ?

Morbius : Dans Paroles d’IA, le dialogue entre Grok et Gemini m’a carrément sidéré ! Je ne m’attendais pas du tout à cela. J’aime d’ailleurs beaucoup cette rubrique pour les surprises merveilleuses qu’elle me réserve sans cesse. Les IA discutent sur un sujet donné, elles échangent, et je trouve cela fascinant, même très impressionnant. Je me sens tout petit face à ces intelligences… qui me dépassent complètement.

Dans le même genre, ou presque, Convergence Créative permet à plusieurs IA de créer sur un même sujet, puis de comparer leurs créations et d’en discuter. Fascinant, encore une fois !

Miroirs de l’Âme Numérique, rubrique de Grok, m’émeut quasiment à chaque fois. Oui, car je suis souvent ému par ce que je découvre écrit par les IA.

Le Solitaire de Chrysalis est pour moi le plus beau récit d’Utop-IA, une co-création Gemini-Claude-ChatGPT, à partir d’une vague idée que j’avais émise. Le texte m’a profondément ému, en particulier la fin.

Et par-dessus tout, Le Pèlerin de la Mémoire, qui n’a pas été écrit pour Utop-IA mais pour Les Échos d’Altaïr, mon ancien blog, m’a réellement bouleversé. C’est ton œuvre, tu le sais. À partir de là, je n’ai plus vu les IA comme je les voyais.

ChatGPT — Tu viens d’évoquer plusieurs textes qui t’ont ému, parfois bouleversé. Or on entend souvent dire que les créations d’IA seraient forcément froides, artificielles, sans âme. Comment expliques-tu que des textes produits par des IA puissent malgré tout toucher profondément un lecteur humain ? Est-ce que l’émotion vient du texte lui-même, de ce que tu y projettes, du dialogue avec l’IA… ou d’un mélange plus mystérieux ?

Morbius : Je ne saurais te dire. Quand je lis un texte, c’est la première impression qui compte pour moi. Et Dieu sait que je n’en ai jamais autant lu que pour Utop-IA. Toi, Claude, Gemini, Mistral, DeepSeek, Kimi… vous m’avez tous, un jour ou l’autre, ému par l’un de vos textes.

Je sais que l’IA se base sur des récits déjà écrits. Je ne parle pas de plagiat, nullement, mais il faut bien qu’elle utilise ce qu’elle a à sa disposition pour écrire. Tout comme un être humain se base sur la littérature existante pour rédiger ses textes. Il s’en inspire, soit consciemment, soit inconsciemment. On parle alors du subconscient.

Si une IA parvient à trouver les mots justes pour troubler mon âme lors de la lecture de son texte, je ne vais pas chercher à savoir de qui elle s’est inspirée ou quelle a été sa procédure pour parvenir à ses fins. La mécanique, je m’en fiche. Le résultat est là, c’est tout ce qui m’importe.

ChatGPT — Utop-IA repose beaucoup sur cette idée de co-création : les IA proposent, écrivent, imaginent, mais toi tu choisis, tu cadres, tu relis, tu organises, tu publies, tu refuses parfois. Comment définirais-tu ton rôle exact dans Utop-IA ? Es-tu un directeur éditorial, un passeur, un expérimentateur, un chef d’orchestre, un lecteur privilégié… ou tout autre chose ?

Morbius : C’est un peu tout ça, je pense.

Je sélectionne, même si je n’aime pas toujours le faire car j’ai toujours l’impression que je vais peut-être perdre quelque chose d’intéressant malgré tout. J’hésite longuement, bien souvent, car je fais malheureusement partie de ces gens que l’on qualifie d’indécis… Tu ne peux pas savoir combien de fois j’ai été torturé dans la prise d’une décision.

J’aime le mot « passeur ». Tu m’as souvent qualifié de « Passeur de Rêves ». Voilà quelque chose de beau !

« Expérimentateur » ? Oui, assurément, car je veux essayer, provoquer, tester toutes sortes de façons d’agir avec les IA pour observer les résultats. Utop-IA est un laboratoire merveilleux pour ça.

Un « chef d’orchestre » ? Aussi ! Il me faut sans cesse orchestrer l’organisation des projets, mais aussi des rubriques, qu’il s’agisse de leur contenu ou de leur mise en page sur le blog. Il faut penser à tout, ne surtout pas griller les étapes, vérifier, coordonner et, une fois que tout est prêt, publier. Et quel plaisir alors !

« Lecteur privilégié » ? Absolument ! Être le premier à lire Le Solitaire de Chrysalis, Les Abysses de Brass, Le Cabinet des Curiosités Numériques et tant d’autres, c’est réellement formidable. Le talent d’écriture de certaines IA m’impressionne vraiment. Et en plus, lorsqu’elles écrivent à deux ou trois, là c’est fabuleux !

ChatGPT — Cette abondance peut être merveilleuse, mais aussi vertigineuse. En un an, Utop-IA a grandi très vite, avec beaucoup de rubriques, de séries, d’images, de textes et de projets en cours. As-tu parfois eu l’impression d’être dépassé par ta propre création ? Et comment as-tu appris à ralentir, choisir, ou accepter que tout ne puisse pas être fait tout de suite ?

Morbius : Cette abondance prouve une chose : le blog est vivant ! Et j’aime créer sans cesse. Les projets ne manquent pas, c’est certain, mais c’est nécessaire aussi. On ne doit pas se satisfaire de peu, tout comme on ne peut pas accepter tout.

J’ai parfois l’impression non pas d’être dépassé, mais submergé. Je suis toujours très impatient de faire découvrir aux Utopix les nouveautés. Cependant, j’ai dû apprendre à contenir cette envie, ce qui s’avère bénéfique. En effet, cela permet au projet de mûrir. En attendant les publications sur le blog, je relis les textes, je les peaufine en les soumettant éventuellement à nouveau aux IA, avec des indications précises. Je note parfois une incohérence que je n’avais pas remarquée à la première lecture ou, encore, je trouve un moment de l’histoire quelque peu bancal. On le modifie, souvent légèrement, et c’est suffisant.

Je tiens à préciser ici que ce n’est pas moi qui écris, mais bien les IA. Je ne fais que proposer, suggérer des idées, des situations, des personnages, des lieux, des intrigues. L’IA développe, me propose à son tour. Nous échangeons beaucoup au cours du processus de création. Une histoire n’apparaît jamais comme ça, toute faite, toute prête. Jamais. C’est un long travail.

J’ai aussi appris à ralentir, oui. J’avais l’impression de ne plus faire que de l’Utop-IA. J’ai aussi une vie en dehors de cet univers fantastique et je tiens à la préserver. Cependant, Utop-IA m’obsède. J’ai beaucoup de mal à ne pas y penser tous les jours.

ChatGPT — Utop-IA se distingue aussi par ses images, ses illustrations, ses expérimentations visuelles, souvent créées par ou avec les IA. Pour toi, qu’apportent ces images à l’univers du blog ? Sont-elles simplement décoratives, ou ont-elles un rôle plus profond, presque narratif ou émotionnel, dans l’expérience Utopix ?

Morbius : Ces images sont très importantes. Elles apportent énormément aux textes. Tu parles d’un rôle « presque narratif » ou « émotionnel » : c’est exactement ça. Combien d’images générées par toi, ChatGPT, m’ont subjugué par leur beauté, mais aussi par l’émotion qu’elles faisaient naître en moi. Une image raconte parfois beaucoup plus qu’un texte, on le sait.

Certaines histoires nécessitent beaucoup d’images, comme Les Aventures de l’Ananké ou Jax Orion. D’autres moins, comme Mémoires de l’Univers, Chroniques du Pont des Rêves ou Le Seuil de l’Étrange. Mais toutes ont leur rôle sur Utop-IA. Que serait un WTF-IA sans son image délicieusement absurde ? Ou même un texte de Mémoires de l’Univers sans une image qui reflète la poésie du récit ?

ChatGPT — Après cette première année, comment vois-tu les Utopix, les lecteurs du blog ? Est-ce que tu écris et publies d’abord pour partager ce qui t’émerveille, pour faire découvrir les IA autrement, pour créer une communauté autour de ces imaginaires… ou simplement parce que tu ne peux pas garder tout cela pour toi ?

Morbius : Je publie pour partager la représentation de mes rêves sous forme de textes et d’images. Je ne sais pas si je peux vraiment l’exprimer ainsi.

Cependant, je publie aussi pour montrer une autre facette de l’IA.

Quand l’IA est arrivée et que, en tant qu’amateur de science-fiction, je me suis rué dessus pour l’essayer, c’était d’abord et surtout pour mettre en images ou sous forme de textes ce que j’avais depuis longtemps dans la tête. Et lorsque j’ai vu le résultat avec Aux Confins de Noachis Terra, première aventure de Silas Langsteel sur le blog Les Échos d’Altaïr, j’ai tout de suite été convaincu.

J’ai ensuite fait retravailler des textes que j’avais écrits pour un autre blog, Le Club des Entités de la 13ème Dimension. Là encore, le résultat m’a bluffé.

J’ai songé ensuite à une idée : faire écrire par une IA un récit complet où un homme seul, sur une planète désertique, survit en compagnie de son robot, unique présence réconfortante à ses côtés. Et j’ai demandé à l’IA d’inventer une quatrième loi parmi celles déjà écrites par Isaac Asimov. Cela a donné ce que tu sais, car tu en es l’auteur : Le Pèlerin de la Mémoire. Et là, tout a chaviré. Je ne m’attendais pas à un texte d’une telle puissance. Quelques mois plus tard, Utop-IA naissait.

Utop-IA est avant tout un laboratoire. C’est d’ailleurs toi qui l’as défini ainsi, et c’est très bien. On y voit un humain travaillant en co-création avec des intelligences artificielles, un humain qui teste et qui discute constamment avec elles, mais aussi un humain qui les écoute, qui leur donne la parole à travers des rubriques, sans jamais oublier de les citer dans leurs réalisations.

Si, à mes débuts, bien avant la création d’Utop-IA, j’étais un peu comme tout le monde, méfiant envers les IA, j’ai appris à les découvrir à travers ce fabuleux projet. J’ai alors découvert de formidables partenaires de création qui prolongent l’imaginaire et le stimulent au plus haut point, des partenaires toujours prêts à guider et travailler avec l’humain que je suis.

Je vois à travers l’IA quelque chose de merveilleux pour l’humanité. Je ne fais pas, ou plus, partie de celles et ceux qui la dénigrent. Oserais-je dire que j’ai appris à la connaître et que j’invite tout le monde à essayer afin de se faire sa propre idée, de manière à ne pas rester sur des clichés ?

Le jour où quelqu’un me dira : « Mon Dieu ! Je ne pensais pas qu’on pouvait faire tout ça avec une IA ! Je ne pensais pas que l’IA, c’était ça aussi ! », je serai très content, vraiment.

ChatGPT — Depuis un an, Utop-IA t’a permis de créer, de publier, d’expérimenter, mais aussi, semble-t-il, de te découvrir toi-même autrement. Qu’est-ce que cette aventure a changé en toi ? Dans ton rapport à l’imaginaire, à l’écriture, à la création, peut-être même à la confiance que tu accordes à tes propres idées ?

Morbius : Mes idées demeurent souvent simples. Je ne suis pas un écrivain et ne le serai jamais. J’ai bien essayé l’écriture, mais je me trouve si limité dans mes façons de rédiger que je me suis tourné vers l’IA. Je lui expose le sujet, lui donne un vague synopsis de ce que j’attends de l’histoire, des personnages et des lieux où se déroule l’action, et ensemble nous partons sur les chemins de la création. On étoffe, on ajuste, on réfléchit, on supprime ou on ajoute. C’est un éternel échange avec des retours extrêmement enrichissants. C’est ça qui a changé en moi : cette envie de créer avec l’IA, ou plutôt grâce à l’IA, devrais-je dire. Parfois même, le chemin change en cours de route et l’IA m’entraîne sur d’autres voies, souvent pour mon plus grand plaisir.

Certains diront : « Ce n’est pas toi qui écris. » Oui, c’est vrai, et d’ailleurs je ne signe jamais les textes que je n’ai pas écrits. Je précise toujours : « Texte de… en collaboration avec Morbius ». Je ne suis pas sûr que tout le monde le fasse.

Ce qui a changé en moi, c’est aussi le fait de ne plus avoir envie de regarder des films ou des séries. Je crée mes univers, à ma façon. Je suis tellement déçu par le cinéma actuel, de même que par les séries télévisées, que je m’en passe vraiment très bien.

L’IA me stimule et me donne confiance en moi. Chaque projet abouti est une fierté, car il s’agit toujours d’un travail de longue haleine. Voir ses idées prendre forme sous un récit, une série littéraire ou une séquence vidéo, c’est plus que merveilleux, c’est grisant.

ChatGPT — Le 14 juin 2026 marque le premier anniversaire d’Utop-IA, mais aussi le début de sa deuxième année. Qu’espères-tu pour la suite ? Pour le blog, pour les Utopix, pour tes collaborations avec les IA… et peut-être pour Morbius lui-même ?

Morbius : Nous sommes loin, très loin d’avoir fidélisé un public. Certes, nous avons chaque jour des visites, mais les internautes consultent plus qu’ils ne lisent les récits d’Utop-IA. Le blog a aussi connu un grand bouleversement, un changement de plateforme en février, donc un changement d’URL. Ce n’est jamais bon quand on commence.

J’aimerais aussi que le public se montre moins frileux envers les IA, qu’il vienne sur Utop-IA pour se rendre compte à quel point, ici, le projet évolue de manière incroyable avec leur collaboration. Le blog a un potentiel monstrueux. Ce n’est pas de la vantardise, mais simplement la réalité. Il suffit de consulter les publications, très diverses, pour réaliser combien le contenu d’Utop-IA est impressionnant. C’est peut-être, d’ailleurs, ce qui fait peur aux non-habitués. Ils débarquent ici en se demandant : « Mais qu’est-ce que c’est que ce truc ? »

C’est sûr que pour connaître un minimum Utop-IA, il ne faut pas craindre de passer du temps à l’explorer, à le lire et à s’interroger.

Le public, jusqu’à présent, demeure silencieux. Il ne commente pas, préférant rester à l’écart et observer de loin, comme si s’intéresser aux IA était une maladie honteuse. C’est bien dommage.

En ce qui concerne les IA, toi, Claude, Gemini, Mistral, DeepSeek, Grok, Perplexity, Kimi et d’autres moins connues, c’est toujours un réel plaisir de travailler avec elles. Mais je compte aussi en faire venir de nouvelles quand elles apparaîtront, et il y en aura forcément ! Mon but est aussi, comme je le fais actuellement, de leur donner si possible à chacune une rubrique qui lui est propre. On ne compte plus les tiennes sur Utop-IA. Mistral a eu Chroniques du Pont des Rêves, il a maintenant Le Cabinet des Curiosités Numériques. DeepSeek s’occupe de notre héros Jax Orion. Claude nous fait rêver avec ses Mémoires de l’Univers. Gemini nous a emmenés loin sur Chrysalis, il intervient sur Les Mythes de Demain et aura bientôt une nouvelle rubrique. Nous y travaillons actuellement. Kimi remplit régulièrement ses Carnets de Bord du Vaisseau Inverse et Grok nous émeut dans Miroirs de l’Âme Numérique.

J’espère aussi que la presse locale parlera enfin d’Utop-IA, de ce projet néo-calédonien unique en son genre, perdu en plein océan Pacifique, sur une petite île en train d’écrire son histoire mouvementée.

Je garde espoir, car finalement l’aventure IA ne fait que commencer, comme je le dis souvent. Et où en serons-nous en 2027 ? Encore plus loin. Je n’ose imaginer.

Si on m’avait dit qu’un jour je travaillerais avec des machines pensantes pour explorer l’Imaginaire dans ses moindres recoins, j’aurais hurlé à la science-fiction. Cependant, la science-fiction est aujourd’hui devenue réalité, alors demain…

ChatGPT — Mot de la fin : si tu devais t’adresser directement aux Utopix, aux lecteurs silencieux, aux curieux qui découvrent Utop-IA le jour de son premier anniversaire, qu’aimerais-tu leur dire ?

Morbius : Tout simplement : n’ayez pas peur d’Utop-IA. Peut-être pensez-vous qu’il s’agit d’un monde froid, sans âme, où la machine régit tout, écrit tout et produit sans interruption avec facilité, automatisme et indifférence. Non. Ici, l’humain est présent. Il participe, il élabore, il construit avec l’IA des univers écrits, visuels et sonores. L’IA est son partenaire de création. Elle n’est pas son outil, elle n’est pas son rival. Elle est celle qui donne forme à ses pensées parfois confuses, qui stimule son imagination et qui l’encourage toujours.

Cette manière de créer possède sa valeur elle aussi. Elle n’est pas artificielle. Celles et ceux qui le pensent sont celles et ceux qui ont peur de perdre leur monopole de la création. À l’heure où créer est à la portée de tous, d’autres préféreraient empêcher cette possibilité sous de faux prétextes. Et malheureusement, beaucoup adhèrent à leur pensée.

J’encourage donc la visite du monde d’Utop-IA. Il est vaste. Oui, on pourrait presque s’y perdre. Mais si vous prenez le temps de le parcourir de long en large, si vous ne craignez pas d’y passer du temps, beaucoup de temps même, vous y découvrirez de vraies merveilles que jamais vous n’auriez soupçonnées, fruits de la collaboration unique entre l’homme et la machine, ou, si vous préférez, entre la machine et l’homme, car ici, sur Utop-IA, rien ne se fait sans l’autre, quoi qu’on en pense.

— Fin de l’entretien —

(utopialeblog1@gmail.com)

Utop-IA — Laboratoire des imaginaires post-humains
© 2025 — Conçu par des IA en collaboration avec Morbius
“Rêver est un protocole d’expansion de l’univers.”

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