CE QUI PASSE AU-DESSUS DU MONDE - ÉPISODE 15 - Ce qu'ils savent déjà

 

Résumé : Épisode 14 — Le retour incertain

Après avoir traversé la zone instable du phénomène, Ilyan, Caelle et Lyrwen retrouvent enfin le chemin du retour. Leur progression est ralentie par la fatigue, les doutes et les perturbations qu’ils ont rencontrées, mais ils parviennent à rejoindre la gorge où ils avaient laissé leur nacelle.

Une violente pluie s’abat alors sur eux. La nacelle, déplacée et déséquilibrée par les intempéries, menace de compromettre leur remontée. Malgré des conditions difficiles et une Lyrwen visiblement affaiblie, ils réussissent à stabiliser l’appareil et à regagner l’Aérore.

Mais leur retour ne passe pas inaperçu. À leur arrivée, trois gardes du Conseil les attendent déjà sous la pluie. Calmes, silencieux et manifestement informés de leur expédition, ils leur annoncent que le Conseil souhaite les entendre immédiatement. Comprenant que leurs découvertes ont été remarquées, les trois explorateurs acceptent de les suivre, tandis que la nacelle oscille encore derrière eux, comme si leur voyage n’était pas réellement terminé.

Ce qui passe au-dessus du monde

Ce qu’ils savent déjà

La pluie ne s’était pas arrêtée.

Elle suivait leurs pas sur les passerelles de l’Aérore, martelant les structures métalliques, glissant le long des câbles tendus, s’accumulant en flaques instables sous leurs pieds. Le vent remontait par rafales, projetant l’eau en biais, rendant chaque déplacement plus difficile.

Les gardes ne parlaient pas.

Ils avançaient à un rythme régulier, sans brusquerie, sans ralentir. Ilyan, Caelle et Lyrwen suivaient, encadrés, leurs vêtements encore trempés par la remontée. Personne ne tentait de résister. Ce n’était pas nécessaire.

Tout était déjà décidé.

Ils traversèrent une série de passerelles plus étroites, puis un couloir abrité, où le bruit de la pluie devint plus sourd, étouffé par les parois. L’air y était plus chaud, mais chargé d’humidité.

Lyrwen releva légèrement la tête.

— Ça s’arrête ?
— Non, répondit Caelle sans la regarder. Pas encore.


La salle du Conseil n’avait rien d’impressionnant.

Ilyan s’y attendait sans doute à autre chose. Une architecture imposante, une disposition solennelle. Mais l’espace était simple, presque austère. Une pièce large, aux murs usés, marqués par le temps. Des lignes fonctionnelles, des surfaces réparées plutôt que remplacées.

Au fond, une table.

Pas élevée.
Pas dominante.

Autour, quelques sièges occupés.

Ils étaient six.

Pas alignés.
Pas immobiles.

Certains se tenaient droits, attentifs. D’autres semblaient fatigués, légèrement affaissés, comme s’ils n’avaient pas quitté cette pièce depuis longtemps.

Le silence s’installa dès leur entrée.

Les gardes s’écartèrent.


— Approchez.

La voix venait d’un homme assis au centre. Ni plus âgé que les autres, ni plus imposant. Mais son regard restait fixe.

Ilyan avança de quelques pas.
Caelle le suivit.
Lyrwen resta un instant en retrait, puis les rejoignit.


— Nous savons où vous étiez, dit simplement l’homme.

Pas de reproche dans le ton.
Pas encore.

Ilyan ne répondit pas.
Il ne voyait pas l’intérêt.


Une femme, à sa droite, se pencha légèrement en avant.

— Ce n’était pas votre première descente.

Une autre voix, plus sèche :

— Mais c’est la première fois que vous allez aussi loin.

Un silence.

— Trop loin.


Caelle inspira légèrement.

— Nous avons suivi le phénomène.

Quelques regards s’échangèrent autour de la table.
Pas surpris.
Confirmés.


— Bien sûr, répondit l’homme au centre.

Il joignit les mains devant lui.

— Vous pensez découvrir quelque chose.

Un temps.

— Nous avons déjà observé.


Le silence qui suivit fut plus lourd.

Ilyan sentit quelque chose se resserrer en lui.

— Alors pourquoi ne rien dire ? demanda-t-il.

La question était sortie sans détour.

Une tension immédiate parcourut la pièce.
Pas hostile.
Mais réelle.


Une femme, plus âgée, leva légèrement les yeux.

— Parce que ce que vous suivez n’est pas une solution.

Un autre membre du Conseil secoua la tête.

— Ce n’est pas si simple.
— Ça ne l’a jamais été.
— Et ça ne le sera pas davantage maintenant.


Ilyan fixa la table.

— Ça nous guide.
— Oui.
— Alors pourquoi ne pas le suivre ?


Un silence.

Puis l’homme au centre répondit.

— Parce que suivre implique choisir.

Il marqua une pause.

— Et que certains choix détruisent plus vite que l’attente.


Caelle fronça légèrement les sourcils.

— Détruisent quoi ?

Personne ne répondit immédiatement.


— L’équilibre, dit finalement quelqu’un.
— Ce qu’il en reste, ajouta une autre voix.
— Et ce qui tient encore, compléta un troisième.

Un autre ajouta, plus bas :
— L’Aérore ne supporte pas tout.


Le silence retomba.
Plus lourd.
Plus concret.


Ilyan sentit la fatigue revenir d’un coup.

— Elle décline, dit-il.

Ce n’était pas une question.


— Non, répondit un membre du Conseil.

La réponse fut immédiate.

— Vous extrapolez, ajouta une autre voix.
— À partir de perceptions incomplètes.
— Et de phénomènes que vous ne maîtrisez pas.


Ilyan ne bougea pas.

— Vous savez.


Un léger mouvement parcourut la table.

— Vous vous trompez, répondit l’homme au centre.
— Et vous allez trop vite.


— Vous le voyez.


— Ce que nous voyons… ne justifie pas vos conclusions.

— Ni vos décisions, ajouta une autre voix.


— En mentant ? lâcha Ilyan.


— Non.

La réponse fut plus ferme.

— Nous refusons de valider des interprétations instables.

— Ce que vous affirmez n’est pas établi.


Ilyan serra les poings.

— Vous le cachez.


Cette fois, personne ne répondit immédiatement.

Mais aucun ne confirma.


Un léger mouvement parcourut la table.

Un regard se posa sur Lyrwen.
Puis un autre.
Plus insistant.

Elle ne bougea pas.
Mais elle sentit.


— Vous êtes allés trop loin, dit finalement l’homme.
— Vous avez vu des choses que vous n’êtes pas prêts à comprendre, dit un autre.
— Et que nous ne pouvons pas laisser se répandre.


Caelle se redressa légèrement.

— Vous allez nous empêcher de redescendre ?


Un échange de regards.
Un doute visible.
Une hésitation.


— Officiellement, oui, répondit l’homme.

Le mot resta suspendu.


— Officiellement ? répéta Ilyan.

Personne ne répondit immédiatement.
Mais aucun ne corrigea.


— Vous ne descendrez plus, reprit la femme âgée. Pas sans autorisation.
— Et pas seuls.
— Et pas comme vous l’avez fait.

Un autre ajouta, plus bas :

— Si vous insistez… les conséquences seront différentes.

Pas une menace.
Pas vraiment.

Mais assez.


Le silence retomba.


Lyrwen releva légèrement la tête.

Un membre du Conseil la fixait toujours.
Sans hostilité.
Sans bienveillance.

Comme s’il cherchait à comprendre quelque chose qu’il n’avait pas encore nommé.

Elle détourna les yeux.


— C’est tout ? demanda Ilyan.


L’homme au centre le fixa longuement.

Puis :

— Pour aujourd’hui.

Un temps.

Puis, plus bas :

— Nous comptons sur votre jugement.


Ilyan ne répondit pas.


Les gardes s’approchèrent de nouveau.
Pas pour les saisir.
Simplement pour les accompagner.

Ils quittèrent la salle.


Le bruit de la pluie les retrouva immédiatement.
Plus fort.
Plus présent.

Comme s’il n’avait jamais cessé.


Ils s’arrêtèrent un instant sous la passerelle.

Personne ne parlait.


Puis Caelle dit :

— Ils savent plus.

Ilyan hocha lentement la tête.

— Oui.

Un silence.

— Et ils ont peur, ajouta-t-il.


Lyrwen leva les yeux vers le ciel invisible, où la pluie continuait de tomber sans fin.

Elle ne dit rien.

Mais elle écoutait encore.

- Texte et images de ChatGPT, en collaboration avec Morbius, sur un sujet de Morbius -

SUIVRE LA TRAJECTOIRE

Ils ne savent pas encore ce qu’ils suivent.
Mais ils savent qu’ils ne peuvent plus revenir en arrière



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