CE QUI PASSE AU-DESSUS DU MONDE - L'Alignement

 

Résumé : Épisode 7 - Les Gens des Falaises

Ilyan, Lyrwen et Caelle entreprennent une nouvelle descente vers une région inconnue d’En Bas, composée de falaises brumeuses et creusées de cavités. Ils y découvrent une communauté humaine vivant dans la roche, qui observe le passage régulier de l’Aérore, appelée ici la Terre Errante.

Ces habitants confirment que la pierre “change”, modifiant les paysages et les chemins, en lien avec le phénomène que suit Ilyan. Plus troublant encore, ils révèlent qu’un autre visiteur venu d’en haut — probablement Vaëner — est descendu avant eux et a suivi cette transformation vers l’est… sans jamais revenir.

Guidés vers un passage interdit, Ilyan comprend que la trajectoire de son frère converge vers cette zone instable. Mais les habitants les mettent en garde : ceux qui suivent la pierre finissent eux aussi par changer.

Ce qui passe au-dessus du monde

Épisode 8 — L’alignement

La brume remontait lentement le long des falaises lorsque Caelle releva les yeux vers le ciel invisible.

L’Aérore n’était plus visible depuis longtemps. La masse nuageuse qui flottait au-dessus d’eux effaçait tout. Mais elle n’avait pas besoin de la voir pour savoir ce qui se passait.

Elle observa l’angle du câble principal.

Il n’était plus vertical.

— Il faut partir, dit-elle.

Ilyan tourna la tête vers elle.

— Maintenant ?

— Maintenant.

Lyrwen suivit son regard vers le câble qui disparaissait dans la brume. L’inclinaison était légère, mais perceptible. Presque rien pour quelqu’un qui ne faisait pas attention. Beaucoup pour quelqu’un qui savait ce que cela signifiait.

— L’Aérore dérive déjà, dit-elle.

Caelle hocha la tête.

— Lentement. Mais assez pour nous poser problème.

L’homme troglodyte qui leur avait parlé jusque-là les observait en silence. Derrière lui, plusieurs habitants des falaises s’étaient regroupés à l’entrée des cavités. Ils semblaient partagés entre la curiosité et une inquiétude difficile à masquer.

— La Terre Errante ne reste jamais longtemps au même endroit, dit-il finalement.

Ilyan regarda la direction que l’homme avait indiquée quelques minutes plus tôt : le couloir rocheux qui menait vers l’est, vers l’endroit interdit.

Son cœur lui disait d’y aller immédiatement.

Mais la raison était ailleurs.

— On reviendra, dit-il.

L’homme ne répondit pas.

Ils se mirent en marche vers la nacelle.

Le chemin jusqu’à la terrasse rocheuse ne prit que quelques minutes, mais Ilyan sentit immédiatement que quelque chose avait changé. Le câble principal n’était plus tendu de la même manière. La nacelle, suspendue à un mètre du sol lors de leur arrivée, avait été lentement tirée vers l’est par la dérive de l’Aérore.

Elle s’était déplacée.

Et maintenant, elle reposait de biais contre un gros bloc de pierre.

— Parfait… murmura Ilyan.

Le câble grinça légèrement lorsqu’il posa la main dessus.

Lyrwen observa l’ensemble du système : les deux câbles principaux inclinés vers la brume, la nacelle coincée entre deux rochers, la console légèrement tournée.

— Si on essaie de remonter comme ça, dit-elle, le câble va tirer la nacelle contre la falaise.

— Ou arracher la fixation.

Caelle posa son sac.

— Il faut la déplacer.

Ilyan soupira.

— Évidemment.

Ils détachèrent les crochets principaux. La tension du câble se relâcha aussitôt avec un bruit sourd. La nacelle descendit de quelques centimètres et bascula légèrement sur le côté.

— Attention, dit Caelle.

Ilyan passa sous la structure tubulaire et tenta de la soulever. Le métal grinça.

— Elle est plus lourde que d’habitude.

— Parce que le sol n’est pas plat, répondit Lyrwen.

Elle se plaça de l’autre côté. Ensemble, ils soulevèrent la nacelle de quelques centimètres et la firent glisser sur la roche. Le plancher composite râpa contre la pierre avec un bruit sec.

— Encore un peu, dit Caelle.

Ils tirèrent.

La nacelle se dégagea enfin du bloc.

Ilyan essuya son front du revers de la main.

— Si je descends seul la prochaine fois, je suis coincé.

— Exactement, répondit Caelle.

Elle s’approcha du bord de la terrasse et observa l’angle du câble.

— On a peut-être deux heures avant que la dérive nous mette hors alignement.

— Deux heures ? répéta Lyrwen.

— Peut-être moins.

Ils raccrochèrent les câbles.

Le métal claqua.

Ilyan se glissa dans la nacelle et posa les mains sur les deux manettes — la noire et la rouge. Les leviers familiers lui donnèrent immédiatement une sensation de contrôle qu’il avait presque oubliée en bas.

— Tout le monde à bord.

Lyrwen monta la première, puis Caelle.

Ilyan engagea doucement le treuil.

La nacelle se mit à monter.

Très lentement.

Les câbles grinçaient plus fort qu’à la descente. L’inclinaison les tirait légèrement vers l’est, et la nacelle oscillait doucement entre les parois rocheuses.

— Plus lentement, dit Caelle.

Ilyan ralentit.

La nacelle passa à moins d’un mètre d’une excroissance de la falaise. La roche effleura presque la structure tubulaire.

— Si on heurte ça, dit Lyrwen, on reste coincés.

— Merci pour l’encouragement.

Ils montaient.

La brume s’épaississait autour d’eux.

Au bout de quelques minutes, les cavités troglodytes disparurent sous les nuages. Le monde d’En Bas redevenait un paysage indistinct de falaises et de vapeur froide.

Ilyan respirait lentement.

Chaque mouvement des manettes devait être précis. La nacelle oscillait, mais il la maintenait à distance des parois.

Derrière lui, Caelle observait les instruments portatifs.

— Les variations sont plus fortes ici, murmura-t-elle.

— Quelles variations ? demanda Lyrwen.

— Les mêmes que celles dont parlait Vaëner.

Elle regarda en direction de l’est, même si la brume ne laissait rien voir.

— Quelque chose perturbe la masse du sol.

Ilyan continua à monter.

Puis Lyrwen se pencha légèrement par-dessus le bord.

— Attendez…

— Quoi ? dit Ilyan.

— Là-bas.

Elle pointait vers la gorge rocheuse qui s’étendait à l’est.

Au début, Ilyan ne vit rien.

Puis la brume se déchira un instant.

Et quelque chose apparut.

Pas une créature.

Pas une forme vivante.

Quelque chose de massif.

Une structure.

Ou peut-être une déformation gigantesque de la roche, impossible à distinguer clairement à cette distance. Une masse sombre qui semblait s’étendre sur plusieurs dizaines de mètres, comme si la terre elle-même s’était soulevée ou déplacée.

Puis la brume se referma.

— Tu as vu ? murmura Lyrwen.

— Oui.

Caelle ne répondit pas immédiatement.

Elle fixait l’endroit où la forme avait disparu.

— C’est là, dit-elle finalement.

— L’endroit interdit ?

— Probablement.

La nacelle continua sa montée.

Les falaises d’En Bas s’effacèrent progressivement. La lumière devint plus diffuse à mesure qu’ils entraient dans les couches de nuages.

Le vent se leva.

— Encore quelques minutes, dit Ilyan.

Il sentait déjà la traction du câble changer. L’angle se redressait légèrement : signe que la nacelle approchait du bord de l’Aérore.

Lyrwen regardait toujours vers l’est.

— Vaëner est allé là-bas.

Ilyan ne répondit pas.

Mais il le savait.

Et pour la première fois depuis longtemps, cette idée ne ressemblait plus à une simple conviction obstinée.

Elle ressemblait à une direction.

La nacelle perça finalement la couche supérieure de nuages.

Au-dessus d’eux, la lumière du ciel de l’Aérore réapparut.

Mais quelque chose avait changé.

Ilyan le sentit immédiatement.

Le câble n’était plus tout à fait dans le même axe qu’au départ.

L’Aérore avait dérivé.

Pas beaucoup.

Mais assez pour leur rappeler une chose simple.

En Bas, le temps était compté.

Et s’ils voulaient atteindre l’endroit interdit…

La prochaine descente devrait être plus rapide.

Et beaucoup plus dangereuse.

- Texte et images de ChatGPT, en collaboration avec Morbius, sur un sujet de Morbius -

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Ils ne savent pas encore ce qu’ils suivent.
Mais ils savent qu’ils ne peuvent plus revenir en arrière.

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