Résumé : Épisode 10 — La Gorge des Murmures
Ilyan, Lyrwen et Caelle descendent dans une gorge étroite à l’est, où l’environnement devient plus étrange et oppressant. Ils y croisent une créature inconnue, preuve qu’ils ne sont pas seuls. En explorant une cavité cachée, Ilyan découvre un capteur appartenant à Vaëner : son frère est passé par là. Plus loin, un passage dissimulé s’enfonce encore sous terre. Vaëner n’a pas fait demi-tour — il a trouvé un chemin… et l’a suivi.
Ce qui passe au-dessus du monde
Épisode 11 — Le Passage Étroit
Le passage était là.
Ils n’avaient pas besoin d’en discuter davantage.
Ilyan observait l’ouverture sombre qui s’enfonçait dans la
roche. Le capteur de Vaëner pesait encore dans sa main, comme s’il refusait
d’être reposé. Derrière lui, Lyrwen éclairait l’entrée de la fissure. Caelle,
elle, scrutait les parois, les angles, les points d’appui.
Plus loin dans la gorge, l’entrée de la cavité d’où ils
venaient restait visible, et avec elle l’endroit où la nacelle avait été
laissée en retrait, hors de leur portée immédiate.
— On ne peut pas la laisser comme ça, dit-elle en désignant
la direction de la gorge.
Ilyan hocha la tête.
— Non.
Il avait déjà commencé à réfléchir.
— On la décroche.
Lyrwen releva légèrement la lampe.
— Tu es sûr ?
— Oui. Si on la laisse suspendue, elle va dériver. On ne
fera pas deux fois la même erreur.
Caelle observa rapidement l’espace autour d’eux, puis jeta
un regard vers l’entrée de la gorge.
— On la met où ?
Ilyan désigna une zone légèrement en retrait, où la roche
formait une sorte d’encoche naturelle.
— Là. À l’abri du vent. Et on garde le câble de sécurité.
Ils travaillèrent sans perdre de temps. Les crochets furent
libérés un à un, la nacelle descendue à la main, guidée avec précaution entre
les irrégularités du sol. Le métal racla par endroits, mais la structure tint
bon. Ils la calèrent contre la paroi, sécurisèrent les points d’appui, puis
vérifièrent ensemble la tension du câble restant.
— Si ça bouge, dit Caelle, on le sentira.
— Ça ne bougera pas, répondit Ilyan.
Il n’en était pas certain.
Mais c’était suffisant.
Ils entrèrent.
Dès les premiers mètres, le passage se resserra. La lumière
de la gorge disparut derrière eux, remplacée par celle, plus dure, des lampes.
Les parois étaient plus lisses ici, parcourues de stries sombres qui semblaient
suivre une direction précise.
Vers le bas.
L’air était différent. Plus froid. Plus dense.
Et surtout…
Plus chargé.
Le bruit qu’ils avaient perçu depuis l’entrée revenait, mais
transformé. Ce n’était plus un simple grondement. C’était une succession de
résonances, comme si la roche elle-même amplifiait quelque chose de plus
profond.
— Vous entendez ? murmura Lyrwen.
— Oui, répondit Caelle.
Elle posa sa sonde contre la paroi. L’appareil vibra
immédiatement.
— Les variations sont beaucoup plus fortes ici.
Ilyan avançait lentement, observant le sol. La poussière
fine avait disparu par endroits, laissant apparaître une surface plus dure,
légèrement creusée. Comme si quelque chose avait circulé là, de manière
répétée.
Le passage descendait.
Toujours.
Puis, sans prévenir, il s’ouvrit.
Ils débouchèrent dans une cavité immense.
Le faisceau des lampes ne parvenait pas à en atteindre les
limites. Le plafond se perdait dans l’ombre, bien au-dessus d’eux. Le sol, lui,
s’étendait en une surface irrégulière, parsemée de formations minérales fines,
dressées comme des lames figées dans la pierre.
Certaines étaient hautes de plusieurs mètres.
D’autres, plus petites, formaient des alignements serrés,
presque organiques.
Ilyan resta immobile.
— On n’a jamais vu ça…
Caelle ne répondit pas. Elle observait les structures avec
une attention intense.
— Ce ne sont pas des formations classiques, dit-elle enfin.
Elles sont… creuses.
Lyrwen s’approcha de l’une d’elles. Elle passa lentement la
main à proximité, sans la toucher.
Le son changea.
Immédiatement.
Un léger frémissement parcourut l’air, comme une note basse
qui aurait été éveillée par le simple déplacement de sa main.
Elle s’arrêta.
Le silence revint.
Puis, lentement, une autre vibration monta, plus lointaine.
— Ce n’est pas le vent, dit-elle.
— Non, répondit Caelle. C’est la structure.
Ilyan s’avança à son tour entre les formations. À chaque
pas, des variations apparaissaient. Certaines zones produisaient des sons plus
graves. D’autres, plus aigus. Rien de mélodique. Rien de régulier. Mais quelque
chose d’indéniablement organisé.
— Ça réagit, dit-il.
Caelle hocha la tête.
— À la pression. À l’air. Peut-être aux vibrations
profondes.
Le bruit se renforça.
Pas brusquement.
Mais progressivement.
Comme si, en entrant plus loin dans la cavité, ils avaient
pénétré dans une zone où le phénomène devenait plus intense.
Lyrwen s’arrêta.
Elle inclina légèrement la tête.
— Attendez…
Les deux autres se figèrent.
— Écoutez.
Ils n’avaient pas besoin qu’elle insiste.
Le son avait changé.
Ce n’était plus une simple vibration.
Certaines résonances se répondaient.
À distance.
Comme si la roche transmettait quelque chose d’un point à un
autre.
Ilyan sentit un frisson lui parcourir le dos.
— Ce n’est pas aléatoire…
Caelle fixait les formations, immobile.
— Non.
Elle posa lentement sa sonde contre l’une des structures.
L’écran se mit à crépiter, saturé de variations.
— C’est lié au phénomène, dit-elle. Il passe ici.
Lyrwen ne bougeait plus.
Ses yeux étaient fixés sur l’obscurité, plus loin dans la
cavité.
— Ça va ? demanda Ilyan.
Elle répondit immédiatement :
— Oui.
Puis, après une fraction de seconde :
— C’est… plus clair ici.
Ilyan fronça légèrement les sourcils.
— Quoi ?
Elle hésita.
— Je ne sais pas. Le son… on dirait qu’il indique quelque
chose.
Caelle tourna la tête vers elle.
— Indique quoi ?
Lyrwen secoua doucement la tête.
— Une direction.
Le silence retomba.
Ilyan leva sa lampe vers l’avant.
Entre les formations minérales, une zone plus sombre se
dessinait. Pas une ouverture nette. Plutôt un espace où les structures
s’écartaient légèrement, comme si quelque chose avait forcé le passage.
Le son y était différent.
Plus profond.
Plus régulier.
Ilyan serra le capteur de Vaëner.
— Il est passé par là.
Personne ne répondit.
Mais aucun ne recula.
Ils avancèrent.
Lentement.
Le sol devenait plus irrégulier. Certaines formations
vibraient légèrement sous leurs pas. Le son se transformait à mesure qu’ils
progressaient, gagnant en intensité, en densité.
Et plus ils avançaient…
plus l’impression grandissait.
Pas une certitude.
Pas encore.
Mais une intuition.
Quelque chose les attendait plus loin.
- Texte et images de ChatGPT, en collaboration avec Morbius, sur un sujet de Morbius -
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