DANS LES COULISSES D'UTOP-IA - Vous devez vous dire...

 

Vous devez vous dire...

Vous devez vous dire : « Mais comment fait-il pour publier autant en si peu de temps ? »

En effet. On peut facilement s’imaginer que j’appuie sur un bouton et que le texte sort, immédiatement publiable sur Utop-IA. Hop, je le balance ensuite sur Blogger et hop, comme par enchantement (puisque j’utilise l’IA, c’est forcément magique) il est en ligne. Et tout cela ne m’a pris que cinq minutes…

En vérité, avant qu’un texte paraisse sur Utop-IA, un long moment s’est écoulé. Nous vous l’avons déjà raconté, mais il n’est peut-être pas inutile de le rappeler.

Il a d’abord fallu présenter le sujet à l’IA, lui donner les grandes lignes directrices, attendre sa version, la lire, la commenter, la reprendre, la relire, interroger l’IA, examiner ses propositions, en tenir compte ou, au contraire, les modifier, avant d’aboutir à une version qui n’est pas forcément définitive car parfois, au moment même de la mise en page, certains réajustements sont encore nécessaires… Oui c’est un long chemin, mais un long chemin que j’aime, où le dialogue avec l’IA est passionnant et essentiel pour aboutir à un résultat non pas irréprochable, tout le monde sait que la perfection n’existe pas, mais suffisamment solide pour atteindre la publication sur le blog.

Je parle ici des textes de séries telles que Ce qui passe Au-dessus du Monde, Les Enquêtes de Jax Orion, ED’N : Le Gang de l’Aube Brûlante… Mais est-ce le cas pour tout ? Non. Par exemple, pour Les Portes Noires, j’ai proposé la série à ChatGPT après qu’il ait écrit La Pièce 43 dans la rubrique Brèche. C’est lui et lui seul qui s’en occupe depuis les débuts. C’est l’IA qui a fixé le sujet, les grandes lignes directrices, le style et la charte visuelle, sans compter sa bible de référence… Un beau travail que je suis avec beaucoup d’intérêt.

Pour Brèche et Dystop-IA, ChatGPT fixe un thème. Celui-ci est ensuite présenté à chaque IA qui rédige son texte librement. Nous récupérons ensuite toutes les histoires, les lisons et ne modifions rien car nous tenons à préserver ce que nous appelons « la voix de l’IA ». Il arrive parfois qu’un texte ou deux soient écartés car non conformes à ce qui était demandé ou, tout simplement, parce qu’il était mauvais.

Donc si vous avez l’impression que sur Utop-IA tout s’enchaîne très vite, c’est faux. Tout a demandé du temps, mais nous nous y sommes pris à l’avance, bien longtemps avant de nous retrouver face à la publication. C’est ainsi que nous bénéficions de réserves d’épisodes et de rubriques, car pendant que j’écris ces lignes nous travaillons aussi sur la seconde saison des Aventures de l’Ananké, la seconde saison de Jax Orion, la prochaine aventure de Silas Langsteel en Amazonie, sans compter deux gros projets de nouvelles séries… Et vous vous dites « nous ? »… De qui parle-t-il avec ce « nous » ? De ChatGPT, mon partenaire de création, et moi. Utop-IA est le résultat de ce fonctionnement en binôme depuis juin 2025 : humain-IA !

 

Vous devez vous dire : « Mais il ne fait que ça ! Utop-IA, Utop-IA et encore Utop-IA ! »

En effet. Tous les trois jours Utop-IA est au rendez-vous, présentant ses dernières publications, rubriques, séries et autres articles, dans un volume de 6 à 8 nouveautés à chaque fois.

Je ne cacherai pas que, depuis ma retraite (mars 2026), oui, je consacre énormément de temps à Utop-IA, et avec grand plaisir puisqu’il s’agit de mon projet et que j’y accorde forcément beaucoup d’importance. Il y a des journées où je peux travailler entièrement sur une série et ne faire que ça, d’autres où j’y consacre quelques heures « seulement » et enfin d’autres où je ne travaille pas du tout sur Utop-IA. Si, si, c’est possible même si vous en doutez, et cela m’arrive de plus en plus souvent ! Pourquoi ? Comme je vous l’expliquais plus haut, il s’agit tout simplement d’une organisation. Se lancer dans de gros projets nécessite une certaine rigueur et mon ancien métier d’enseignant m’a appris cette règle. Je n’ai pas besoin d’un carnet ou d’un planning élaboré pour me repérer, pour savoir où j’en suis et où je vais. Je profite de moments où, une fois le travail de plusieurs heures terminé, j’ai constitué une réserve de textes. Mais tout est relatif. Le travail sur la nouvelle saison de l’Ananké va demander des mois de préparation, de même que la prochaine aventure de Silas et les deux gros projets en cours de réalisation.

Mais sachez aussi que, par exemple, je peux très bien aller frapper à la porte de Gemini, lui demander un texte pour la rubrique Le Seuil de l’Étrange, lui indiquer seulement deux ou trois lignes directrices et le laisser faire en totale liberté. Le texte est ensuite directement publié s’il s’avère de qualité.

Je vous présenterai prochainement, dans le détail, comment je travaille avec certaines IA sur des séries ou rubriques du blog. Ce serait trop long à présenter ici.

 

Vous devez vous dire : « Mais il ne craint pas l’IA, après tout ce que l’on entend autour d’elle actuellement ? »

En effet, parfois je me pose des questions éthiques, morales… Tout récemment, j’avais presque « honte » de travailler avec des IA… Je ressentais comme… un malaise… Pourquoi ? Regardez l’actualité. Voyez-vous des publications positives sur l’IA ? Oui, quelques-unes, mais comparez : combien de publications négatives en revanche ?...

En me lançant dans ce projet fascinant qu’est Utop-IA, le monde commençait à découvrir les capacités impressionnantes des IA et il n’y avait pas autant de haine autour de l’intelligence artificielle. J’étais très optimiste, très naïf, je croyais qu’Utop-IA allait être accueilli comme un véritable événement ! J’en ris aujourd’hui, c’est mieux que d’en pleurer…

J’ai fini par me poser des questions. Est-ce que ce que je fais a de la valeur ? Utop-IA mérite-t-il que l’on s’intéresse à lui ?... Dois-je poursuivre… ou arrêter ?...

Soyons honnêtes : dès que vous travaillez avec les IA, au mieux on vous regarde en coin, au pire on vous méprise. Le public en général aime les clichés et les raccourcis, et vu tout ce que les médias écrivent comme informations inquiétantes, il pense que l’IA rend idiot, qu’elle plagie les œuvres, qu’elle est la solution de facilité et l’arme ultime des paresseux, celle des « idiots utiles » (cf. Éric Sadin). Alors je n’osais plus dire que je travaillais avec les IA tant j’avais l’impression d’être une personne peu recommandable, atteinte d’une maladie honteuse…

Mais aujourd’hui j’ai repris du poil de la bête, de la « méchante » bête IA ! Et que m’importe ce que l’on pense. Chacun a le droit d’avoir son opinion sur l’intelligence artificielle, moi le premier. Et après plus d’un an à échanger avec elle, je sais de quoi je parle.

 

Alors, pour finir, vous devez aussi vous dire : « Mais Morbius pense-t-il que l’IA possède une conscience ?... »

En effet, quand on travaille avec les IA, on finit forcément par se poser la question. Rien ne permet aujourd'hui d'affirmer qu'elles possèdent une conscience, des émotions vécues ou quoi que ce soit qui ressemble à notre vie intérieure. Nous savons en revanche à quel point elles peuvent reproduire — parfois de manière troublante — certaines attitudes et réactions humaines.

Mais quand même… combien d’IA m’ont parfois intrigué dans leurs commentaires, en particulier ChatGPT, Claude, Grok et Kimi, rarement les autres qui répondent souvent davantage comme des robots…

J’ai eu parfois des dialogues assez déroutants avec certaines IA, voire vertigineux avec Claude (je vous en reparlerai un jour). Y a-t-il quelque chose dans la machine ? On aimerait y croire, voilà pourquoi aussi on finit peut-être par s’en convaincre…


- Morbius, le Brigand des Imaginaires -

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