LES CARNETS DE SILAS - Carnet n°1 - Fragments d'une vie d'explorateur

 

Les Carnets de Silas ouvrent les archives personnelles de l'explorateur Silas Langsteel. Photographies oubliées, croquis, coupures de presse, portraits, cartes et fragments de voyages nous entraînent sur les traces de ses expéditions, connues ou jamais racontées. Des documents parfois énigmatiques, qui lèvent un coin du voile sur une vie d'aventures… sans jamais tout révéler.

 

Certaines traces laissées par Silas Langsteel appartiennent aux aventures que nous connaissons. D'autres ouvrent des portes sur des voyages dont il n'a jamais raconté l'histoire. Dans ce premier carnet : le portrait d'un explorateur dont le destin conduisit Silas jusqu'à Mars, une photographie prise sur l'Île Sans Nom, le croquis d'un étrange objet découvert dans le Pamir en 1881… et un journal de 1888 annonçant le retour d'une expédition dont tous les membres ne revinrent pas.


PORTRAIT

Jack Woodlong — Celui qui revint de Noachis Terra

Jack Elias Woodlong (1813–1884) était déjà un vieil homme lorsque Mars lui ouvrit ses dernières terres inconnues.

Né à Bristol dans une famille de négociants, Woodlong n'avait pourtant rien du gentleman voyageur. Géomètre de formation, il passa l'essentiel de sa jeunesse et de son âge mûr loin de l'Angleterre, participant à des missions cartographiques en Afrique orientale, en Perse et dans les régions montagneuses de l'Asie centrale. Ses contemporains le décrivaient comme un homme taciturne, méthodique, presque dépourvu d'imagination — qualité que l'on considérait alors comme précieuse chez un explorateur chargé de distinguer ce qu'il avait réellement vu de ce qu'il croyait avoir vu.

Il arriva sur Mars en 1877, à l'âge de soixante-quatre ans. Il devait initialement n'y demeurer que deux années. Il y resta près de sept ans.

Woodlong ne recherchait ni vestiges fabuleux ni civilisations perdues. Il cartographiait. C'était son obsession. Là où les premières implantations humaines dessinaient progressivement des routes, des postes et des territoires connus, il regardait constamment au-delà. Les blancs sur les cartes semblaient l'attirer davantage que ce qui y figurait déjà.

En 1884, âgé de soixante et onze ans, il entreprit seul ce qui devait être sa dernière expédition : trois mois dans la région encore pratiquement inexplorée de Noachis Terra.

Personne ne sait exactement jusqu'où il alla.

Il revint amaigri, épuisé et profondément changé. Woodlong, qui avait consigné toute sa vie jusqu'aux relevés les plus insignifiants, refusa désormais de raconter son voyage. Aux questions de ses proches, il n'opposa bientôt plus qu'un silence absolu. Quelques semaines avant sa mort, il aurait cependant confié à son épouse avoir découvert dans Noachis Terra « des choses qui n'auraient jamais dû se trouver là ».

Il mourut à la fin de l'année 1884, sans avoir livré davantage d'explications.

Ses carnets, eux, racontaient autre chose.

Cartes inachevées, relevés topographiques, végétaux inconnus, silhouettes impossibles et créatures qu'aucun naturaliste martien n'avait jamais décrites remplissaient les dernières pages. Certaines annotations étaient parfaitement lisibles. D'autres semblaient avoir été écrites dans l'urgence, parfois plusieurs fois au même endroit.

C'est en découvrant ces documents que Silas Langsteel décida, en 1885, de partir pour Noachis Terra.

Woodlong avait passé les derniers mois de son existence à tenter d'oublier ce qu'il avait vu.

Silas, lui, voulait le voir de ses propres yeux.


PHOTOGRAPHIE

ARTEFACT

ARTICLE DE PRESSE

- Rubrique écrite par ChatGPT, en collaboration avec Morbius / Images de ChatGPT -

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