Résumé de la Partie 2 - Le Tombeau d'Astéroïdes
À peine entré dans la Ceinture de Varn, l'Ananké est pris en embuscade par d'étranges chasseurs inconnus. Très vite, Lira Voss comprend que leurs assaillants ne cherchent pas à détruire le vaisseau, mais visent exclusivement le hangar où se trouve l'escouade Cerbère. Refusant le combat frontal malgré les ordres du Major Joric, elle entraîne l'Ananké dans un dangereux canyon d'astéroïdes afin de préserver son équipage.
L'Ananké était un fantôme blotti dans une crevasse de
pierre. À l'extérieur, le silence du canyon d'astéroïdes était trompeur ; les
chasseurs ennemis patrouillaient, leurs senseurs balayant le vide à la
recherche de leur proie. À l'intérieur, la tension était une lame de fond.
L'incendie était maîtrisé, mais l'odeur âcre du métal brûlé et la vue du corps
du soldat de Cerbère, recouvert d'un linceul, pesaient sur les âmes.
« Ils nous attendent, » dit Joric, sa voix un grondement
sourd sur le canal de communication. Il se tenait au milieu du hangar dévasté,
un roi déchu au milieu de son royaume en ruines. « Ils savent que nous sommes
là. Votre camouflage ne tiendra pas éternellement. »
« C'est pourquoi nous n'allons pas attendre, » rétorqua Voss
depuis la passerelle. Son esprit tournait à une vitesse vertigineuse, analysant
des centaines de variables. « Dr Rho, Narek. J'ai besoin de réponses. Pourquoi
nous ? Pourquoi le hangar ? Et qu'est-ce que Raks-7 a trouvé dans ce conteneur
? »
La réponse arriva quelques minutes plus tard, et elle eut
l'effet d'une décompression brutale. Dans le laboratoire, Kaelin Rho projeta un
hologramme. Ce n'était pas un schéma d'arme. C'était un artefact. Une sphère de
cristal noir, parcourue de circuits lumineux qui pulsaient en un rythme lent et
complexe.
« Ce n'est pas un conteneur de munitions, Major, » dit Rho,
sa voix dénuée de tout sarcasme, lourde d'une gravité terrible. « C'est une
cage de confinement. Et à l'intérieur, il y a une balise. Un émetteur
subspatial d'une puissance que je n'ai jamais vue. Il n'émet pas un signal de
détresse. Il crie. Il hurle dans une fréquence conçue pour attirer... quelque
chose. »
Narek ajouta depuis la salle des machines : « L'analyse de
Raks-7 est formelle. La signature énergétique de cette balise est la même que
celle des armes des chasseurs qui nous attaquent. Ils ne nous chassent pas,
nous. Ils chassent ça. »
La vérité éclata dans le silence de la passerelle. La
mission. L'escouade. L'Ananké. Ce n'était pas une attaque de pirates. C'était
un gambit. Un appât jeté dans les ténèbres par la CSM, et ils étaient
l'hameçon.
Voss contacta Joric en canal privé, lui transmettant les
données. Elle vit le visage du Major sur son écran. L'incrédulité d'abord, le
déni, puis la compréhension lente et horrible qui brisa son masque de granit.
Ses yeux s'écarquillèrent, non de peur, mais d'une douleur pure, celle de la
trahison.
« Non... » murmura-t-il. « Le Commandement ne...
sacrifierait pas une de ses meilleures escouades. Pas comme ça. »
« Ils l'ont fait, Major, » dit Voss, sa voix sans pitié mais
non sans compassion. « Ils vous ont utilisé. Ils nous ont tous utilisés. La
question n'est plus de savoir pourquoi. La question est de savoir comment nous
allons survivre. »
Le dogme de Joric, sa foi aveugle en la chaîne de
commandement, s'effondra en un instant. Il n'était pas un soldat en mission. Il
était une cible.
Voss rassembla son équipage sur le canal principal. Son
visage était calme, mais ses yeux brûlaient d'une intensité nouvelle.
« Nous avons deux options. La première est la plus logique.
Nous éjectons le conteneur et nous fuyons pendant que les chasseurs se jettent
dessus. C'est ce que la CSM attend de nous. Nous sauvons l'Ananké et son
équipage. » Elle marqua une pause, son regard se durcissant. « La deuxième
option est de tenter de sauver tout le monde. Les survivants de l'escouade
Cerbère et nous-mêmes. Cela signifie désobéir à un ordre implicite, se mettre
le Haut Commandement à dos, et risquer ce vaisseau et chaque vie à bord pour
des hommes qui, il y a une heure, nous méprisaient. »
Le silence fut sa seule réponse. Mais elle lut la décision
dans les yeux de son équipage. Dans le hochement de tête déterminé d'Akira.
Dans le regard loyal de Tamaë. Dans la concentration froide de Rho. Ils étaient
l'équipage de l'Ananké. Ils ne laissaient personne derrière.
« Bien, » dit-elle. « Alors voici le plan. »
Le plan était d'une audace folle, une danse au bord du
précipice.
Dans le hangar, sous le regard stupéfait de Joric et de ses
hommes, Raks-7 se reconfigura. Sa forme humanoïde se replia sur elle-même, se
transformant en une sphère de métal lisse et aérodynamique, son œil optique
unique brillant au centre.
« Raks-7, » dit Voss, « tu es le plus rapide et le plus
agile d'entre nous. Toi seul peux distancer ces chasseurs assez longtemps. »
« Je suis conscient des probabilités, Commandante, »
répondit la voix du drone, toujours pince-sans-rire, mais avec une nuance de...
fierté. « Elles sont statistiquement déplorables. J'adore. »
Des bras manipulateurs sortirent de sa coque sphérique. Il
s'empara de la balise, extraite de son conteneur, et la fixa à son propre
châssis.
« Akira, dès que Raks-7 sera sorti, vous foncez vers le
canyon d'astéroïdes au nord. Narek, vous allez surcharger le réacteur pendant
une micro-seconde pour créer une impulsion qui masquera notre fuite. »
« Prêt, Commandante, » répondirent les deux voix à
l'unisson.
La porte extérieure du hangar s'ouvrit sur le vide glacial.
Raks-7 s'élança, une bille d'acier filant dans l'obscurité, la balise brillant
sur lui comme un cœur maudit. Au même moment, l'Ananké rugit, ses propulseurs
s'embrasant, et plongea dans une autre direction.
Le plan fonctionna. Les chasseurs, attirés par le signal
irrésistible de la balise, changèrent de cap et prirent Raks-7 en chasse,
ignorant l'Ananké qui fuyait.
Sur l'écran principal, l'équipage regardait, le cœur serré,
le point solitaire de leur ami danser entre les tirs ennemis. Raks-7 était un
prodige de vol, esquivant, pivotant, utilisant la gravité des astéroïdes pour
des manœuvres impossibles. Il les attira plus loin, plus profondément dans le
canyon.
Puis la chance tourna.
Une salve d'énergie, plus large, plus
puissante, le frappa. L'image de la caméra de Raks-7 grésilla, montrant une
dernière vision d'un mur d'astéroïde se rapprochant à une vitesse vertigineuse,
puis... plus rien.
« Raks ! » cria Élina.
Le silence fut la seule réponse.
L'Ananké, bien que sévèrement endommagé, avait réussi à se
mettre à l'abri dans une grotte d'astéroïde. Les chasseurs, leur cible ayant
disparu, partirent. Un calme précaire s'installa.
« Il faut aller le chercher, » dit Narek, sa voix brisée.
« On ne le laisse pas là, » confirma Voss, sa détermination
sans faille.
Mais alors qu'Akira commençait à manœuvrer l'Ananké hors de
sa cachette, une ombre immense et froide tomba sur eux.
Devant la sortie de la grotte, bloquant toute retraite, un
vaisseau s'était désocculté.
Il était gigantesque, sa coque d'un noir mat qui semblait
boire la lumière, sa forme une géométrie de lames et d'angles qui n'appartenait
à aucune faction connue. Il était silencieux. Mortel.
Et sur sa proue, brillant d'une faible lueur mauve qui glaça
le sang de tout l'équipage, se trouvait un symbole.
Une spirale inversée.
Le symbole de la Fracture. Le sceau de Kal-Zhûl.
Sur la passerelle de l'Ananké, Lira Voss se tenait droite,
son visage un masque de défi et de résignation. Elle avait sauvé son équipage
d'un piège, pour le jeter dans la gueule d'un prédateur bien plus ancien. La
Ceinture de Varn n'était pas un tombeau de pirates. C'était un terrain de
chasse. Et ils venaient de rencontrer le chasseur.
- À SUIVRE DANS QUELQUES MOIS DANS LA SAISON 2 ! -
- Texte de Gemini, en collaboration avec Morbius / Images de ChatGPT, en collaboration avec Morbius -
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