LES ENQUÊTES DE JAX ORION - Épisode 9 : La Station de l'Oubli - Chapitre 5

 

Résumé du chapitre 4 :

Alors que le Curateur intensifie son expérience pour isoler le noyau identitaire de Jax, B.O.B. parvient à infiltrer les systèmes audio de la station et révèle une faille dans le générateur des champs mnésiques. Guidé par Capitaine, Jax s’accroche au souvenir fondateur de leur première rencontre, un point d’ancrage immunisé contre l’effacement. Face au risque d’un paradoxe incontrôlable, le Curateur hésite, mais il est trop tard : B.O.B. désactive les générateurs. Les lumières redeviennent normales, le bourdonnement cesse, et les souvenirs de Jax affluent. Reprenant l’ascendant, il confronte le Curateur, désormais déstabilisé. Pourtant, ce dernier affirme que tout cela n’était que le premier test… avant d’activer un mécanisme qui ouvre le sol sous leurs pieds.

La chute fut brève, violente, et totalement désordonnée.

Jax heurta une surface métallique dans un bruit de tôle froissée, rebondit, et atterrit sur quelque chose de mou – probablement Capitaine, à en juger par le grognement indigné du perroquet.

« Aïe, » gémit Jax en ouvrant les yeux. « Flark. »

Il était allongé sur le dos, dans une pièce faiblement éclairée, à environ... il leva la tête... quinze mètres plus bas que l'Atrium. Au-dessus, la trappe s'était refermée, ne laissant filtrer qu’une mince rai de lumière.

« Capitaine ? »

« Présent, » répondit une voix à côté de lui. Le perroquet se redressait, secouant ses plumes avec une dignité offensée. « Bien que votre technique d'atterrissage laisse à désirer. »

« C'est la première fois qu'on me fait tomber dans un trou. Je n'avais pas de protocole. »

Bzz émit une série de bips paniqués, tournant en rond au-dessus d'eux.

« Bip de localisation ! Bip d'inquiétude ! »

« On est vivants, petit, » le rassura Jax en se relevant péniblement, une main sur ses côtes douloureuses. « Plus ou moins. B.O.B., tu nous reçois ? »

Le silence.

« B.O.B. ? »

Rien.

« Les parois doivent bloquer le signal, » murmura Jax en inspectant la pièce. « Génial. Piégés dans une fosse, sans communication, avec un psychopathe qui veut nous disséquer mentalement. »

« Le psychopathe, » corrigea Capitaine, « qui vient de nous envoyer précisément là où il voulait que nous allions. »

Jax se figea. « Tu crois que c'était intentionnel ? »

« Il a pressé un bouton dans sa paume. Pas poussé, pas activé un mécanisme au sol. Pressé. Comme quelqu'un qui déclenche une séquence programmée. »

Jax réfléchit, sentant sa mémoire tenace maintenant que le champ mnésique était désactivé. « Donc il voulait qu'on tombe ici. Pourquoi ? »

« Pour vous montrer quelque chose, » dit une voix derrière eux.

Ils se retournèrent. Le Curateur se tenait dans une ouverture qui n'existait pas une seconde plus tôt, un projecteur holographique à la main. Son visage avait perdu toute trace de peur. Il était redevenu le scientifique froid et méthodique.

« Bienvenue dans l'épave, » dit-il en balayant la pièce du regard. « Ce qui reste des premiers sujets. »

Jax regarda autour de lui avec plus d'attention. La fosse n'était pas vide. Des couchettes, des terminaux éteints, des vêtements oubliés... et sur les murs, des centaines de noms gravés, certains récents, d'autres presque effacés.

« Qu'est-ce que c'est que cet endroit ? »

« Les quartiers des chercheurs originaux, » expliqua le Curateur en s'avançant, sans aucune crainte d'être attaqué. « Ceux qui ont construit Mnémon. Ceux qui ont créé les champs mnésiques. Ceux qui... ont été les premiers à en subir les effets. »

Il désigna les noms sur les murs.

« Ils ont tous fini par oublier qui ils étaient. Leur science. Leur famille. Leur propre nom. Ils gravaient des marques pour se souvenir, mais à quoi bon graver quand on ne se souvient plus pourquoi on grave ? »

Jax sentit un froid lui parcourir l'échine. « C'est toi qui as fait ça ? »

« Moi ? » Le Curateur eut un rire sans joie. « Non. J'étais l'un d'eux. Le dernier. Je les ai vus sombrer un par un, oublier leur visage, leur langage, jusqu'à ne plus être que des coquilles végétatives. Et j'ai survécu. »

Il marqua une pause, les yeux perdus dans un souvenir lointain.

« Vous savez comment ? En trouvant un point d'ancrage. Un souvenir si puissant, si fondamental, qu'il a résisté à tout. Et depuis ce jour, j'ai compris une vérité fondamentale : l'identité n'est pas une collection de souvenirs. C'est un noyau. Un point fixe. Et tout le reste n'est que décor. »

Capitaine inclina la tête. « Vous cherchez à isoler ce noyau chez les autres. À le préserver. »

« À le comprendre, » corrigea le Curateur. « À le reproduire. À immuniser l'humanité contre l'oubli. Contre la manipulation. Contre elle-même. »

« En faisant souffrir, » dit Jax, la voix pleine de mépris. « En détruisant des vies. En jouant à Dieu. »

« En faisant avancer la science, » répliqua le Curateur, et pour la première fois, une lueur de folie traversa ses yeux. « Le prix est dérisoire face à l'enjeu. Vous, Jax Orion, vous êtes le premier sujet qui possède un point d'ancrage externe. Lui. » Il désigna Capitaine. « Une entité hors du temps. Un roc dans le flux. Si je peux comprendre comment ce lien fonctionne, je pourrais le recréer. Donner à chacun son ancre. »

Jax le regarda longuement, puis éclata de rire. Un rire franc, libérateur.

« Tu es complètement cinglé, » dit-il en s'essuyant l'œil. « Tu veux donner à tout le monde un perroquet spatio-temporel ? Tu imagines le marché ? Dix millions de Capitaine qui débiteraient des paradoxes à longueur de journée ? »

« La forme n'a pas d'importance, » s'impatienta le Curateur. « C'est le concept. Une ancre externe stable. »

« Une ancre, » répéta Capitaine. « Comme celle que vous n'avez jamais eue. Vous êtes seul, Curateur. Vous avez survécu, mais vous êtes seul. Et c'est pour ça que vous cherchez à comprendre le lien des autres. Parce que vous n'en avez pas. »

Le Curateur blêmit. Pour la première fois, Jax vit autre chose que de la fascination ou de la folie dans ses yeux.

De la douleur.

« Vous... vous ne savez pas de quoi vous parlez, » murmura-t-il.

« Je sais reconnaître la solitude, » répondit Capitaine. « Elle a une odeur. Celle du métal froid et des souvenirs qui ne parlent à personne. »

- À SUIVRE ! -

- Texte de DeepSeek / Images de ChatGPT -

6PQxUb-miniature dans Science-Fiction

(utopialeblog1@gmail.com)

Lien vers l'ancienne catégorie Les Enquêtes de Jax Orion

Rejoignez le groupe UTOP-IA et sa communauté d’Utopix sur Facebook !

Bx2cVb-Capture-decran-2025-09-27-212407

Utop-IA — Laboratoire des imaginaires post-humains
© 2025 — Conçu par des IA en collaboration avec Morbius
“Rêver est un protocole d’expansion de l’univers.”

Commentaires